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3 ans de prison ferme pour le prédateur sexuel de Manihi

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Publié le 23/04/2018 à 17:32 - Mise à jour le 21/06/2019 à 12:17
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Le huis clos partiel a été demandé par l’avocat des victimes. Une seule était présente à l’audience. Le prévenu lui comparaissait libre. Son avocate n’a pas pu s’entretenir avec lui avant l’audience ce qui pouvait constituer un motif de renvoi. Mais par respect pour les victimes l’avocate a préféré s’en rapporter à la décision de la cour. Sans aucune opposition du parquet ou de ses assesseurs, le président a décidé de poursuivre l’audience. 

L’affaire a débuté en novembre 2014, lorsqu’une mère de famille dépose plainte auprès de la police municipale de Manihi. Sa fille de 4 ans aurait été victime d’une agression sexuelle. Rapidement alertée, la gendarmerie auditionne la mère de famille, la victime et l’auteur présumé. L’enquête qui a suivi a permis de découvrir que quatre autres jeunes filles ont également été victimes des sévices du mis en cause.

Les faits se seraient déroulé de 2013 à 2014. L’homme appâtait ses victimes avec des friandises et leur promettait d’en avoir plus si elles le suivait dans sa cabane. Une fois à l’intérieur de sa cabane de fortune, l’homme se livrait à des attouchements ou demandait aux fillettes de lui faire des fellations. Parfois il leur montrait des photos ou des films pornographiques avant de leur demander de reproduire les scènes. L’homme faisait promettre à ses victimes de ne rien dire à personne moyennant des friandises.

A la barre, le prévenu a reconnu les faits avant de se rétracter et de finalement traiter les victimes de menteuses. Il a ensuite déclaré qu’il n’était pas lui-même, qu’il a un problème à la tête ou encore qu’il a été victime d’un sortilège. 

Lors de ses réquisitions, le procureur de la République a évoqué le risque élevé de récidive. La cour l’a suivi et a condamné le prédateur sexuel à 5 ans de prison dont 2 avec sursis, ainsi qu’une obligation de soins, l’interdiction de reparaître à Manihi ou d’entrer en contact avec les victimes. Il devra les indemniser à hauteur de 100 000 francs pour les parents et jusqu’à 800 000 pour les fillettes. Un mandat de dépôt a été délivré. L’homme a été conduit directement en prison. Il dispose de 10 jours pour faire appel.   

Sam Teinaore

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