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18 ans de prison pour le meurtre de sa femme enceinte

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Publié le 21/02/2019 à 15:00 - Mise à jour le 07/06/2019 à 16:36
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L’accusé a été longuement interrogé aujourd’hui sur le déroulé de cette tragique nuit, à l’issue de laquelle il avait porté cinq coups de couteau dont trois mortels, à son épouse alors enceinte de son amant. Péniblement, le quadragénaire a tenté de répondre aux questions de la présidente sans toujours parvenir à se faire comprendre. Il a toutefois reconnu s’être saisi au petit jour de ce long couteau de cuisine, pour tuer sa femme. Car elle l’avait trahi, humilié, comme il l’avait expliqué en garde à vue.

Un moment douloureux à vivre pour les proches de la victime, une jeune femme de 32 ans. « Ce n’est pas facile à vivre. Cela fait ressasser ce moment-là, qui est pénible » confie la sœur de la victime. Mais celle-ci ne charge pas pour autant son beau-frère. Elle lui trouve même des circonstances atténuantes : « Entre tout ce qui a été dit hier et aujourd’hui, je comprends comment il en est arrivé à avoir eu ce genre de pensée et pourquoi il est passé à l’acte. Il y a eu trahison, humiliation… C’est un tout. Je me mets également à sa place, qu’est-ce que j’aurais fait… Mais en arriver-là, c’est un peu lourd… »

Preuve du pardon de la famille, celle-ci souhaite que malgré tout, les trois enfants du couple, dont deux adolescents, ne rompent pas totalement les liens avec leur père : « Je leur ai dit que malgré ce que leur papa avait fait à leur maman, qu’il ne fallait pas qu’ils oublient qu’il reste leur papa et qu’il était là quand ils en avaient besoin. Il a été un bon papa » ajoute la sœur de la victime.

Quant à la peine de prison qui sera prononcée, elle importe peu aux yeux de la jeune femme : « Cela ne changera rien. Ce qui est fait est fait. On ne pas revenir en arrière ou réparer ».

L’issue de ce drame n’est certes pas réparable, mais pour l’avocat général, justice doit passer. En raison de la gravité des faits, le magistrat a requis 30 ans de prison contre l’accusé. Le jury l’a condamné à 18 ans de prison ferme.
 

Jean-Baptiste Calvas

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