lundi 19 avril 2021
A VOIR

|

Vers une maitrise de la reproduction du concombre de mer

Publié le

Après les crevettes et le paraha peue, c’est autour du concombre de mer (rori ou holothurie) que se porte désormais l’aquaculture. Depuis quelques mois, le Pays, l’Ifremer et un investisseur local travaillent à l’unisson dans un projet unique sur le territoire et qui promet de belles perspectives d’avenir.

Publié le 09/12/2020 à 9:26 - Mise à jour le 09/12/2020 à 10:05
Lecture 2 minutes

Après les crevettes et le paraha peue, c’est autour du concombre de mer (rori ou holothurie) que se porte désormais l’aquaculture. Depuis quelques mois, le Pays, l’Ifremer et un investisseur local travaillent à l’unisson dans un projet unique sur le territoire et qui promet de belles perspectives d’avenir.


Après quelques mois de recherche et d’essais, c’est chose faite : pour la première fois en Polynésie, des larves de concombre de mer ont éclos en bassin. Cette éclosion fait suite a un projet aquacole privé, et soutenu par le pays sous divers aspects. « Nous, on est là pour porter ces projets et développer des nouvelles filières. Cela prendra du temps, c’est sûr, mais le but c’est que justement, en Polynésie, on puisse développer des nouveaux métiers. En même temps, l’objectif, c’est aussi qu’au niveau de l’aquaculture, cela permet de lutter contre la pression de la pêche et protéger notre écosystème » explique Ronnie Camps, conseiller technique au ministère en charge de la recherche.

Des systèmes d’écloserie de concombres de mer ont déjà vu le jour aux îles Salomon ou encore aux Kiribati. Mais peu rentables, les financements n’ont pas suivi. Alors aujourd’hui, l’enjeu est de taille pour l’investisseur local Tahiti Marin Product. « Ces espèces, les rori titi, ont une forte valeur ajoutée. Elles ont été surexploitées dans le monde, et c’est pour cela que depuis 2019, elles ont été citées à l’annexe de la CITES. Tout l’enjeu est là. C’est cette maitrise pour pouvoir ensuite valoriser et vendre des juvéniles ou des animaux subadultes » indique Georges Remoissenet, chargé des programmes aquaculture à la direction des ressources marines. 

Pour donner un coup d’accélérateur à son projet, Tahiti Marin Product n’a pas hésité à recruter un spécialiste de Nouvelle-Calédonie qui a une dizaine d’années d’expérience dans la production d’une autre espèce de concombre de mer. « J’ai essayé d’adapter les méthodes que j’ai acquises pendant ces dix ans pour mettre en place ce nouveau challenge, ce nouvel essai avec cette nouvelle espèce. C’est une espèce qui est très fragile. Et on a un stade d’évolution qui est très précoce où ces larves-là peuvent mourir du jour au lendemain, et c’est grâce à ça qu’on va apprendre. On est très contents d’avoir réussi aujourd’hui les pontes, mais ce n’est pas encore gagné » précise Laurent Burgy, directeur technique à Tahiti Marine Product.

Grâce au concours des techniciens de l’Ifremer et surtout des pêcheurs de Vairao, 50 géniteurs de « holoturia fuscogilva », le concombre de mer crémeux, ont été prélevés dans le lagon de Vairao. Si ce projet est mené à bien, une écloserie devrait voir le jour sur la zone bio-marine de Faratea.

infos coronavirus

Nouvelle-Zélande : essai d’une application pour détecter le virus avant les symptômes

L'application, appelée "elarm", se connecte aux montres connectées ou aux appareils mobiles qui mesurent les performances sportives et utilise l'intelligence artificielle pour...

Retour sur une année de Covid en Polynésie

L’année dernière à la même période, la Polynésie était confinée. Un mauvais souvenir marquant le début d’une crise sanitaire et économique due à la Covid-19. Des premiers cas au compte-gouttes, puis la flambée, jusqu’au contrôle de l’épidémie depuis fin décembre, le Dr Henri-Pierre Mallet revient avec nous sur cette année difficile.