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Une délégation polynésienne à Biarritz pour promouvoir la protection de l’océan

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Cette semaine avait lieu à Biarritz en métropole le quatrième colloque national sur les aires marines protégées. Pour l'occasion, une délégation polynésienne avait fait le déplacement.

Publié le 24/10/2019 à 10:57 - Mise à jour le 24/10/2019 à 11:02
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Cette semaine avait lieu à Biarritz en métropole le quatrième colloque national sur les aires marines protégées. Pour l'occasion, une délégation polynésienne avait fait le déplacement.

Cet événement, qui se tient tous les quatre ans, est le rendez-vous de tous les élus, gestionnaires, associations et scientifiques qui travaillent sur les aires marines protégées en France métropolitaine et d’outre-mer. L’objectif de ce colloque, qui a réuni environ 500 personnes, était de travailler de manière collégiale sur la rédaction de la prochaine stratégie nationale française sur les aires marines protégées, qui couvrira la période 2020-2030. Quand on sait que 97% des eaux sous juridiction française se trouvent dans les territoires d’outre-mer, dont la moitié en Polynésie, il ne semble donc pas étonnant que plusieurs Polynésiens se soient déplacés pour ce cet événement politique majeur, avec une délégation d’acteurs du fenua mobilisés pour la protection de leurs ressources marines.

Ce colloque était une opportunité unique pour les associations environnementales des Marquises et des Australes pour défendre leurs projets de grande aires marines protégées (AMP) et faire en sorte qu’ils soient intégrés à la stratégie nationale française. Une vidéo (ci-dessus) sur le projet Te Tai Nui a Hau aux Marquises a été projetée en séance plénière de la conférence par Debora Kimitete, présidente de l’association pour l’environnement des Marquises. “Le projet d’AMP proposé par la CODIM est un bon compromis, avec une zone pour la pêche côtière exclusive pour les Marquisiens, une zone de protection forte au large et une zone pour les pêcheurs thoniers de Tahiti” a-t-elle expliqué. Artigas Hatitio, président de l’association Rahui Nui no Tuhaa Pae, a déclaré de son côté : “Le projet de grande AMP des Australes pourrait devenir l’une des plus grande réserve marine de la planète. Il a fait l’objet d’une très large participation de tous les acteurs locaux et est soutenu par 81% de la population des Australes selon un sondage récent. Alors pourquoi ne pas le finaliser ?”.

Marc Atiu, président du syndicat de pêche Rava’ai Rau, a quant à lui présenté la vision des pêcheurs professionnels sur la protection des ressources marines : “Il faut mettre en place les grandes aires marines protégées proposées, car elles servent avant tout à préserver nos ressources en poissons pour le bénéfice des pêcheurs polynésiens. On doit protéger les zones de nurseries, comme celle du thon obèse aux Marquises et se défendre contre l’appétit des gros pays pêcheurs. On ne veut pas que nos enfants ne voient les poissons que dans des livres”. Enfin, Roland Sanquer, de la Direction Générale de l’Éducation et des Enseignements est venu présenter l’outil d’aires marines éducatives (AME) : “Les AME, nées aux Marquises, se déploient maintenant sur toute la Polynésie française et même en France métropolitaine. La biodiversité n’a pas de frontière !”.

Présentation par Debora Kimitete du projet de grande Aire Marine Protégée aux îles Marquises en séance plénière. (Crédit photo : Donatien Tanret – Pew Bertarellli)

La délégation polynésienne a également rencontré plusieurs députés, ministères et services publics français. Suite à ces échanges, Debora Kimitete, a ajouté : “Les acteurs français soutiennent largement nos projets de grandes AMP. L’État a énormément investi pour le projet des Marquises à travers le travail de l’Agence française. Mais la France n’a pas la compétence sur ce dossier, la balle est maintenant dans le camp du gouvernement de Polynésie française. Nous espérons que l’arrivée du Président Macron à Tahiti en avril prochain, à l’occasion du One Planet Summit, sera une opportunité politique pour finaliser ces projet tant attendus par la population de nos archipels”.

Que deviennent les déchets des bateaux de plaisance ?

Sur terre ou sur la mer, le tri est un réflexe pour les éco-citoyens. Dans le cadre de la semaine de réduction des déchets, nous nous sommes intéressés aux marins qui ont choisi de vivre à bord d’un voilier. Souvent pointés du doigt et accusés de polluer les lagons, ils se défendent : ces gens de la mer prônent un mode de vie écolo.

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