Un vendredi de ponte pour les coraux Porites Rus

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Il n’y avait pas que les œufs de Pâques qui étaient à l’honneur ce week-end. Vendredi, s’est déroulée l’une des dernières pontes de corail de la saison. Un phénomène suivi de près par l’association Tama no te Tairoto. Et ces observations attirent de plus en plus d’adeptes.

Publié le 01/04/2024 à 14:53 - Mise à jour le 01/04/2024 à 14:53

Il n’y avait pas que les œufs de Pâques qui étaient à l’honneur ce week-end. Vendredi, s’est déroulée l’une des dernières pontes de corail de la saison. Un phénomène suivi de près par l’association Tama no te Tairoto. Et ces observations attirent de plus en plus d’adeptes.

La ponte des coraux Porites Rus est particulière importante en ce mois de mars.  Ce phénomène synchronisé à la minute près révèle chaque année des surprises.  Vetea Liao, co-fondateur de l’association Tama no te Tairoto, étudie depuis plusieurs années ces coraux qui réagissent, à leur façon, au réchauffement de la température des océans.

« En novembre et décembre, c’était un peu classique. Les eaux se sont réchauffées plutôt en janvier, février et mars. C’est peut-être pour cela qu’on a eu une belle ponte en mars, car les eaux étaient peut-être plus chaudes », explique celui-ci.  

Aujourd’hui, l’association s’appuie sur les données récoltées par une centaine d’observateurs bénévoles répartis en Polynésie, mais aussi en Indonésie et aux Samoa Américaines. S’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions sur cette saison chaude, il semblerait que les espèces de coraux les plus vulnérables connaissent déjà un blanchissement.

« On a eu des retours d’un peu partout qu’il y avait du blanchissement. Après, on ne sait quelle est l’étendue. Au PK 18, ce que l’on a pu observer, c’est qu’il y a effectivement du blanchissement pour certaines espèces, mais pas toutes. Et en général le Porites Rus est assez résistant. Mais je sais que sur certains sites comme à Bora Bora, on a vu des colonies de Porites Rus blanchir. Sur ces sites, les températures sont donc montées à plus de 32 degrés », souligne Vetea Liao.

Ce week-end, les salariés d’une société qui sponsorise l’association ont eu l’occasion de découvrir le lagon de Punaauia d’une autre manière. « Ça change du cadre du travail. On sponsorise l’association, mais cela nous permet aussi de voir à quoi consiste ses actions. Voir en vrai, c’est toujours mieux », se félicite Moana.

Une application qui servira à la collecte des observations sous-marines est en cours de développement. L’association compte sur un réseau de sciences participatives pour mieux comprendre nos récifs et anticiper les changements qui les affectent. 

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