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Taputapuatea : le projet d’une ferme pilote bio d’un agriculteur

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Sur les 25 dossiers polynésiens soumis au projet "PROTEGE", 7 ont été retenus. Parmi eux, la ferme pilote bio de Mathieu Boucher, située à Raiatea. Son objectif est d’améliorer les connaissances techniques en matière d’agriculture biologique pour créer un modèle de ferme exploitable individuellement.

Publié le 03/07/2020 à 15:19 - Mise à jour le 04/07/2020 à 9:28
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Sur les 25 dossiers polynésiens soumis au projet "PROTEGE", 7 ont été retenus. Parmi eux, la ferme pilote bio de Mathieu Boucher, située à Raiatea. Son objectif est d’améliorer les connaissances techniques en matière d’agriculture biologique pour créer un modèle de ferme exploitable individuellement.

Mathieu Boucher s’est converti dans l’agriculture raisonnée il y a maintenant 5 ans. En début d’année 2020, il a décroché la certification « bio ». Son exploitation a également été choisie comme ferme pilote dans le cadre du projet « PROTEGE ».

« Mon projet, c’est de créer une ferme de démonstration, une ferme pilote. Créer un modèle de ferme exploitable individuellement, et rentable » explique l’agriculteur.

Pour l’heure, Mathieu n’occupe que 6 000m2 des 2 hectares qu’il loue. La culture est essentiellement maraîchère, mais est déjà très productive avec des concombres, des tomates, des poivrons, des aubergines, du piment, de la salade, du gingembre, des citrons, des mangues, des haricots…

Dans le cadre du projet « PROTEGE », pendant trois ans, Mathieu sera régulièrement auditionné par un contrôleur pour définir des itinéraires techniques à suivre, tel un cahier de route sur la rentabilité de l’agriculture biologique sur de petites surfaces et avec peu de moyen. Une démonstration qui pourra se dupliquer pour les futurs producteurs : « Pour ceux qui sont passionnés, n’hésitez pas à vous lancer. Moi d’ailleurs, j’accueillerai bien des jeunes pour leur montrer ce que je fais et leur expliquer comment faire pour se lancer dans l’agriculture. C’est un beau métier mais il faut être passionné, c’est beaucoup de travail » nous dit Mathieu Boucher.

Magasins, restaurants, petite hôtellerie… Selon Mathieu, les marchés sont nombreux en Polynésie. La vente directe connaît également un essor non négligeable. Pour compléter son activité, il pense également se lancer dans l’élevage.

REPORTAGERony Mou-Fat

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