Santé : une zone sur deux “propre à la baignade” à Tahiti et Moorea

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Le Centre de Santé Environnementale (CSE), une structure rattachée à la Direction de la santé, a publié, ce mardi, son bilan du “contrôle de la qualité sanitaire des eaux de baignade en mer, aux embouchures de rivières et en eau douce” pour l’année 2023. A Tahiti et Moorea, un peu plus d’un site sur deux est “propre à la baignade”. Et dans les embouchures des rivières, la situation est “très préoccupante”.

Publié le 10/07/2024 à 8:11 - Mise à jour le 11/07/2024 à 14:08

Le Centre de Santé Environnementale (CSE), une structure rattachée à la Direction de la santé, a publié, ce mardi, son bilan du “contrôle de la qualité sanitaire des eaux de baignade en mer, aux embouchures de rivières et en eau douce” pour l’année 2023. A Tahiti et Moorea, un peu plus d’un site sur deux est “propre à la baignade”. Et dans les embouchures des rivières, la situation est “très préoccupante”.

Pour dresser ce rapport, le CSE a réalisé 1559 prélèvements au cours de l’année dernière, destinés à contrôler la qualité des eaux sur les îles de Tahiti, Moorea, Bora Bora, Raiatea, Nuku Hiva, Hiva Oa et Tubuai. Et le constat n’est pas glorieux.

A Tahiti, “sur les 62 points en mer classés, 52% sont propres à la baignade, avec une différence de moins en moins marquée entre la zone urbaine (53%) et la zone rurale (50%)”, note ainsi le CSE. La situation s’est même dégradée concernant les eaux de mer, 48% d’entre elles étant impropres en 2023, contre 38% l’année précédente.

Aux embouchures des rivières, le bilan est pire. “Sur les 16 points contrôlés, hormis l’embouchure de la Vaiiha, aucun n’est propre à la baignade déjà depuis 2019”.

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La qualité des eaux de baignade en embouchure de rivière reste très préoccupante, que ce soit en zone urbaine (100% en qualité insuffisante depuis 2019) ou rurale (90% de qualité insuffisante en 2023 et 2022)”, souligne le CSE. Bonne nouvelle en revanche pour la source Vaima dont les “eaux douces” sont toujours de “qualité excellente”.

Pour ce qui est de Moorea : “Sur les 11 points classés en mer en 2023, 55% sont propres à la baignade” et la qualité des eaux “en mer reste très moyenne”. “Quant aux trois embouchures classées, elles restent impropres à la baignade depuis 2010”.

À Bora Bora, des eaux de baignade de qualité « excellente »

En revanche, Bora Bora tire une nouvelle fois son épingle du jeu. L’île qui attire de nombreux touristes conserve des eaux de baignade de qualité “excellente”. A Raiatea, elles sont aussi “propres à la baignade”. Seul bémol : “le dernier point contrôlé en eau douce” sur la rivière Faaroa qui demeure “de qualité insuffisante depuis 2018”.

Aux Marquises, à Nuku Hiva, “sur les 2 points en mer classés en 2022 et 2023, un est de qualité suffisante à bonne et l’autre est de qualité insuffisante”. Des analyses qui démontrent que “malgré l’éloignement de l’île, des sources de pollutions impactent (…) la qualité de ces eaux”.

Concernant Hiva Oa, la qualité des eaux de baignade reste bonne. Il en est de même à Tubuai aux Australes.

Les causes de ces pollutions sont bien identifiées. Elles peuvent être dues à « l’absence de réseau d’assainissement collectif » dans des zones fortement urbanisées, au rejet « pirate d’eaux usées domestiques et industrielles », au « déversement d’ordures ménagères », aux rejets « non conformes de certaines stations d’épuration autonomes » ou encore à des travaux d’extraction ou d’enrochement.

 « La mise en place de mesures correctives et préventives permettrait d’améliorer sensiblement » la situation conclut le CSE, « notamment via la collecte et le traitement de l’ensemble des eaux usées des zones urbanisées par la collectivité publique ou encore par un traitement des eaux pluviales ».

La carte des eaux de baignade :  

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