lundi 28 septembre 2020
A VOIR

|

Rikitea lutte contre l’invasion des escargots

Publié le

Le 30ème congrès des communes de Rikitea s’est achevé ce vendredi. Avant de quitter l’archipel, les élus communaux ont pris part à plusieurs actions concrètes en faveur de l’environnement. Certains ont planté des arbres, d’autres on construit un bac à compost pour l’école primaire, et une cinquantaine d’élus est partie ramasser les escargots. En effet, depuis un peu plus d’un an, l’île est infestée par une espèce importée qui mange tout, et notamment les semis des fa’apu.

Publié le 02/08/2019 à 15:44 - Mise à jour le 02/08/2019 à 16:29
Lecture 3 minutes

Le 30ème congrès des communes de Rikitea s’est achevé ce vendredi. Avant de quitter l’archipel, les élus communaux ont pris part à plusieurs actions concrètes en faveur de l’environnement. Certains ont planté des arbres, d’autres on construit un bac à compost pour l’école primaire, et une cinquantaine d’élus est partie ramasser les escargots. En effet, depuis un peu plus d’un an, l’île est infestée par une espèce importée qui mange tout, et notamment les semis des fa’apu.

Des centaines d’escargots par m² : les habitants des quartiers Natavake et Taku sont infestés et ils tentent tant bien que mal de s’en débarrasser. « Les escargots sont arrivés il y a près de deux ans, mais ils se sont vraiment propagés depuis septembre-octobre 2018. Je ramasse, je ramasse, je ramasse… En l’espace de 5 mois, j’en ai ramassé 6 000. Ça mange tout ! Ils aiment les légumes, litchis, pamplemousses… tout ce qui est vert. En revanche, ils n’aiment pas ce qui est salé » nous dit Vanessa Marchal, habitante du quartier.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

« Chez nous, on n’a pas ce type d’escargots. Là, c’est la première fois que j’en ramasse, il y en a beaucoup ! Je veux aider Rikitea. Ça bouffe tout… On dirait qu’on est tombés sur un village entier d’escargots ! Et la taille… Je vais voir comment on fait pour les tuer. J’ai entendu qu’il faut utiliser du sel fin » explique Joachim Tevaatua, maire de Raivavae.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

L’escargot géant d’Afrique n’est pas une espèce endémique. Introduit dans les années 70 pour la consommation, certains spécimens se sont échappés : « Certains ont du s’échapper et proliférer à Tahiti. Par la suite, cet escargot a été introduit dans d’autres îles, et ils sont arrivés à Mangareva l’an dernier. Il suffit d’une plante en pot non traitée, et de deux œufs à l’intérieur. Par couple d’escargots, il y a 2 400 œufs pondus par an. (…) Ils ravagent toutes les cultures de plantes à feuilles vertes et tendres, et les arbres fruitiers. Ils consomment les mêmes choses que nous » explique Fabienne Tessiot, professeure de physique chimie et de prévention santé environnement au collège Saint Michel de Rikitea.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

« Nous sommes solidaires de ces familles qui s’inquiètent de la prolifération de cet escargot. On peut dire que ça a l’air d’être une peste, puisque des milliers d’escargots se retrouvent sur à peine 100 m². C’est un message qu’il faut rappeler à la population : les règles de biosécurité phytosanitaire. Nos îles, heureusement, ne sont pas toutes infestées… mais respectez les consignes phytosanitaires. Si on vous demande de passer au contrôle, ce n’est pas pour vous embêter, c’est pour éviter ce genre de catastrophe. Les habitants des quartiers de Natavake et Taku ont remarqué l’arrivée de ces escargots il y a un an et demi, et depuis 9 mois, pratiquement toute la zone est infestée. Il y en a absolument partout, et ils peuvent faire jusqu’à 20 cm ! C’est impressionnant, sachant qu’un escargot peut pondre 1 200 œufs » précise Tearii Alpha, ministre de l’Economie verte.

En une heure, quatre bacs gris ont été remplis. Une fois récoltés, pour s’en débarrasser, chacun sa technique : « Je les balance à la mer, ou je les saupoudre de sel fin. En 5 secondes ça les tue. Ils bouillent dans le sel » nous dit Vanessa Marchal. « Je pense que c’est devenu plus qu’une peste, un parasite ! Cet escargot envahit nos plantes. Tous les jours j’en vois. On les écrase, et parfois, on les ramasse et on les jette dans l’eau » ajoute Temehau Paeamara, participante .

Si le ramassage ne suffit pas à endiguer le problème, les autorités envisagent l’introduction d’un prédateur pour venir à bout de cet escargot.

REPORTAGEMata Ihorai
Article précédentSébastien-HARQUET
Article suivantIrma-PORUTU

infos coronavirus

Témoignage : elle raconte comment elle a vécu la covid-19

Heureusement, tous les malades de la Covid ne développent pas de forme grave, comme en témoigne Me Brigitte Gaultier. Cette avocate au barreau de Papeete vient juste de reprendre son activité après plusieurs jours d’arrêt contraints et forcés. La sexagénaire a en effet contracté le virus après un rendez-vous avec l’un de ses clients. Durant 5 jours, elle a ressenti courbatures et grande fatigue, mais n’a jamais craint pour sa vie.

Le Pays accorde un prêt de 9,6 milliards de Fcfp à la CPS

Le président de la Polynésie française, Edouard Fritch, et le directeur de la Caisse de Prévoyance Sociale (CPS) par intérim, Vincent Dupont, ont signé, vendredi, une convention relative au prêt de trésorerie de 9,6 milliards de Fcfp, accordé par le Pays au profit de la CPS.

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

Perdue en mer, une planche de surf dérive d’Hawaii...

Quand Doug Falter, un surfeur américain amateur de grosses vagues, est tombé de sa planche au large d'Hawaii (États-Unis), il n'imaginait pas qu'elle dériverait jusqu'aux Philippines, à plus de 8 000 kilomètres de là.

Le Tahiti Nui, dernier espoir pour Maupiti

À Maupiti, l’arrivée de la flottille administrative le "Tahiti Nui" est un véritable bol d’air frais pour la population. Lors de son passage sur l’île, le navire débarque près de 400 tonnes de marchandises au total. De quoi subvenir aux besoins des habitants pendant près d’un mois, le temps que met le navire avant de refaire escale à Maupiti et ce, dans le meilleur des cas…

34 muto’i stagiaires en formation

Ils apprennent les rudiments du métier de policier municipal. 34 stagiaires ont endossé l’uniforme et découvrent les différentes facettes de la profession....

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV