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Porcherie industrielle à Taravao : le collectif s’insurge une nouvelle fois

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Le collectif contre la porcherie industrielle du plateau de Taravao remonte au front. L'affaire, qu’ils croyaient enterrée, refait surface. Début mai, le journal officiel publiait un arrêté de la direction de l'environnement, autorisant aux promoteurs la construction de la porcherie. Les membre du collectif sont indignés.

Publié le 23/05/2021 à 17:52 - Mise à jour le 25/05/2021 à 9:45
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Le collectif contre la porcherie industrielle du plateau de Taravao remonte au front. L'affaire, qu’ils croyaient enterrée, refait surface. Début mai, le journal officiel publiait un arrêté de la direction de l'environnement, autorisant aux promoteurs la construction de la porcherie. Les membre du collectif sont indignés.

En 2018, le collectif contre la porcherie de Taravao avaient réalisé une marche et réuni plus de 6000 signatures contre le projet. Les communes de Taiarapu-Est et Taiarapu-Ouest y avaient d’ailleurs donné un avis défavorable.

C’est donc avec stupeur que le collectif apprend que le Pays, par le biais de la Direction de l’environnement, a donné son feu vert pour la construction de la porcherie. Martine Landé, présidente du collectif, est stupéfaite. « Aujourd’hui, on est juste révolté que le gouvernement ait, à notre insu, accepté l’installation de cette porcherie. Ils ont signé un arrêté comme quoi la porcherie pouvait s’installer. C’est de manière complètement arbitraire, sans tenir compte de notre refus, de la marche de la population […], que l’autorité de la concurrence ait dit que la filière porcine était pas viable, et les maires qui sont pas d’accord ».

Le collectif dit être dans l’incompréhension la plus totale alors que leurs requêtes et supplications n’ont pas été entendues. Selon eux, cette porcherie, qui devrait accueillir 2000 porcins, présente un sérieux risque pour l’environnement.

« Les premières conséquences, c’est pour les populations qui habitent à côté parce qu’il va y avoir un épandage. D’ailleurs, ils ont changé leur superficie d’épandage, donc ça sera encore plus concentré. Donc l’odeur, ça, ça sera la première conséquence, et les mouches », déclare Martine Landé.

« Mais après, les conséquences sur l’environnement, c’est qu’ici, c’est du mamu [ndlr : terre argileuse], qu’il pleut très fort, et que quand ils vont faire leur épandage, ça va ruisseler dans le lagon du côté de Toahotu. Ca va aller dans le lac de Mitirapa et ça va polluer le lagon. On a l’impression que c’est rien du tout. Mais en réalité, 2000 cochons qui font des tonnes de caca tous les ans… Accumulation sur accumulation, ce caca va être épandu dans les champs, ruisseler vers le lagon, et ça ne peut pas ne pas avoir des conséquences ».

Depuis l’apparition de l’arrêté au journal officiel, le collectif a repris ses réunions et se prépare à repartir sur le terrain afin de lutter une fois de plus contre la construction de la porcherie de Taravao. Une réunion est prévue à 17h00, mardi 25 mai à la Mairie annexe de Toahotu.

Contactée, la direction de l’environnement devrait s’exprimer dans les jours à venir.

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