A VOIR

|

Le Tahiti Soul Jazz, un festival écoresponsable

Publié le

Le comité organisateur du Tahiti soul jazz Festival, à Faaa, a mis les moyens de ses ambitions depuis jeudi soir. En même temps que les trois nuits de concert, l'événement a mis en place un village éphémère de l’environnement.

Publié le 01/10/2022 à 16:43 - Mise à jour le 01/10/2022 à 16:45
Lecture 2 minutes

Le comité organisateur du Tahiti soul jazz Festival, à Faaa, a mis les moyens de ses ambitions depuis jeudi soir. En même temps que les trois nuits de concert, l'événement a mis en place un village éphémère de l’environnement.

L’écoresponsabilité s’est invitée au Tahiti soul jazz Festival, organisé du 29 septembre au 1er octobre. Des vêtements à la nourriture, des baleines à la bouture des coraux, de la pâte à modeler pour les enfants aux produits pour le soin du corps : toutes les facettes de la sensibilisation à l’environnement sont abordées.

Isabelle Mouton, de l’association Tamarii Pointe des pêcheurs, propose plusieurs ateliers pédagogiques et insiste sur la sensibilisation : “Il y en a qui veulent être dans l’action donc ils ont la chance de pouvoir venir avec nous et de participer à entretenir notre jardin corallien”, se réjouit-elle.

Plus d’une trentaine d’associations, d’entreprises et de services du pays ont animé des ateliers de l’environnement. Une initiative qui ravit aussi les jeunes entrepreneurs comme Maite, visiteuse : “L’aspect environnemental , c’est quelque chose que j’ai envie d’apporter dans mon projet. Je suis en cours de création d’entreprise. C’est quelque chose que j’ai envie de faire partager au touriste”.

(Crédit Photo : Tahiti Nui Télévision)

L’environnement est un des sujets de discussion de la pause-café philo. Les uns se demandent comment vivre avec moins, avec moins de viande, de transports polluants ou de déchets. Les autres soulignent la nécessité d’échanger quotidiennement à ce sujet.

Lier l’écoresponsabilité et le jazz, c’est l’objectif du comité organisateur du Tahiti soul jazz, comme le souligne Frédéric Dubuis, organisateur : “L’écoresponsabilité est au cœur du festival. Et pour moi, la musique est un moyen de parler d’environnement aux gens et de leur parler d’écoresponsabilité”. Chargée de production du Village de l’Environnement, Laurie acquiesce : “Tout le monde s’est prêté au jeu, petites entreprises, grosses entreprises. On a des associations avec un gros soutien de la DIREN, du ministère de l’Environnement. On est très contents”.

Un dernier concert jazzy est prévu ce soir, avec le groupe New Orleans Orchestra accompagné par China Moses et en prime une création du Big Band, l’orchestre du conservatoire. L’occasion de rendre hommage à Hans Faatauira, professeur au Conservatoire artistique de Polynésie décédé en 2021 à l’âge de 47 ans.