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La Polynésie à l’Oceania Geospatial Symposium

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Organisée depuis 2019 en Nouvelle-Calédonie, l’édition 2022 de l’Oceania Geospatial Symposium (OGS) a débuté ce lundi matin par la coutume faite au Centre Culturel Tjibaou, en présence du Président Louis Mapou. À l’occasion, le ministre de la Culture, de l’Environnement, et des Ressources marines, Heremoana Maamaatuaiahutapu, s’est rendu à Nouméa pour représenter le Président de la Polynésie française.

Publié le 28/11/2022 à 13:30 - Mise à jour le 28/11/2022 à 13:31
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Organisée depuis 2019 en Nouvelle-Calédonie, l’édition 2022 de l’Oceania Geospatial Symposium (OGS) a débuté ce lundi matin par la coutume faite au Centre Culturel Tjibaou, en présence du Président Louis Mapou. À l’occasion, le ministre de la Culture, de l’Environnement, et des Ressources marines, Heremoana Maamaatuaiahutapu, s’est rendu à Nouméa pour représenter le Président de la Polynésie française.

C’est dans l’hémicycle de la Communauté du Pacifique (CPS) que s’est déroulée l’ouverture officielle de cet événement régional dédié au géospatial. La Polynésie française est co-porteuse de l’OGS avec la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna.

En effet, cette initiative dédiée aux pays et territoires insulaires du Pacifique (PICTs) vise à promouvoir l’usage des données d’observations spatiales dans la mise en œuvre de projets concrets bénéficiant à notre région.

Les organisateurs de cet ambitieux symposium, sont ART GeoDEV NC (regroupant Insight SAS, l’IRD-NC, et l’Université-NC), Group on Earth Observations (GEO), la Communauté du Pacifique (CPS) et le Centre National des Etudes Spatiales (CNES). Ce symposium bénéficie également d’un important soutien financier du Fonds Pacifique.

Cette année, la promotion de l’usage des données d’observation spatiales s’articule autour de 3 thématiques, très importantes pour nos îles du Pacifique :

  1. La connaissance du territoire, via l’occupation et usage des sols,
  2. Les ressources en eau, via une gestion durable,
  3. Les activités maritimes, via un suivi efficient.

Cette édition verra plus de 150 participants du Pacifique qui prendront la parole, durant 7 jours consécutifs, sur différents sujets tels que l’adaptation aux changements climatiques, la biodiversité, les femmes d’Océanie dans le géospatial, l’occupation des sols, les ressources en eau, la mangrove, la sécheresse et les risques environnementaux.

L’OGS est également un événement hybride inédit au concept innovant, puisqu’il proposera une multiplicité de sous-événements complémentaires (tables rondes, conférences, formations, ateliers, hackathon, salon professionnel…), afin de permettre aux participants de l’ensemble de la région de s’informer et d’initier la mise en place de projets régionaux structurants, abordant des aspects institutionnels, techniques, scientifiques et économiques de l’usage du géospatial pour le Pacifique.

Plusieurs experts des services publics polynésiens participent en présentiel ou en distanciel à l’OGS. Notamment la Direction des affaires foncières (DAF) qui est le principal producteur, diffuseur et utilisateur des données géographiques de référence du Pays (cadastre, données topographiques, images satellitaires, données géodésiques, etc.). Elle produit et met à jour régulièrement les données cadastrales, les données topographiques et l’imagerie satellitaire du pays, qui sont consultables dans les applications OTIA et TeFenua. Ou encore la Direction de l’environnement (DIREN) qui porte par exemple un projet d’acquisition de données géospatiales en matière de ressources souterraines en eau, notamment la présence d’eau de mer dans les nappes d’eau douces présentes sur le littoral de Tahiti.

Enfin, l’OGS est l’occasion, pour la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna, de mettre en œuvre des projets concrets dans le domaine du géospatial, et faire un point sur les projets en cours dans d’autres domaines de coopération.