lundi 6 décembre 2021
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Ifremer : l’aquaculture a le vent en poupe

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Le président du Pays Edouard Fritch a convié les élus communaux de Tahiti et des îles à une visite de l’Ifremer. L’occasion de faire le point sur l’économie bleue, l’aquaculture et la perliculture. La délégation a ainsi constaté les travaux réalisés sur place, notamment sur le « rori titi » et les huîtres de roche, de nouvelles espèces étudiées. L’un de objectifs du pays est l’auto-suffisance alimentaire pour moins dépendre de l’importation. L’aquaculture semble être une solution.

Publié le 16/07/2021 à 15:41 - Mise à jour le 16/07/2021 à 16:01
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Le président du Pays Edouard Fritch a convié les élus communaux de Tahiti et des îles à une visite de l’Ifremer. L’occasion de faire le point sur l’économie bleue, l’aquaculture et la perliculture. La délégation a ainsi constaté les travaux réalisés sur place, notamment sur le « rori titi » et les huîtres de roche, de nouvelles espèces étudiées. L’un de objectifs du pays est l’auto-suffisance alimentaire pour moins dépendre de l’importation. L’aquaculture semble être une solution.

Après 10 années de recherches et de développement, la production aquacole a multiplié par 4 pour la crevette et le parahapehue. Le bénitier quant à lui rencontre un grand succès à l’export. L’aquaculture a le vent en poupe. Les infrastructures en place sont indispensables comme l’explique Georges Remoissenet, chargé des programmes aquacultures : “Les écloseries de production au centre aquacole de Vaia, un centre technique aquacole de recherche et de développement aussi à Vaia et bien sûr la zone bio-marine de Faratea qui est un outil puissant de développement, mais de développement durable avec notamment ces espèces d’aquaculture qu’on dit extractives c’est-à-dire qui vont utiliser le milieu naturel ou les eaux de process, c’est-à-dire les eaux de bassin, les eaux de rejet des bassins de crevettes par exemple et donc voilà tout l’intérêt de développer un nouveau type d’aquaculture”.

Les dernières nouveautés à l’étude : les huîtres de roche indigènes de Polynésie et le rori titi. Ce dernier fait l’objet d’études particulières pour des applications thérapeutiques et cosmétiques. “Ce qui est important c’est de pouvoir associer ces espèces pour pouvoir faire une aquaculture plus éco-responsable. Essayer, avec la même énergie, l’utilisation d’aliments et tout, de pouvoir non seulement produire les produits classiques, mais aussi des co-produits ce qui permet d’augmenter la rentabilité, et de diminuer l’emprunte carbone.”

La suite logique est la transformation. Les possibilités sont multiples. Guillaume Tixier Etudiant, y a travaillé sur des produits semi-finis : “Ce sont des produits qui peuvent être ensuite retransformés. C’est pour ça qu’on a travaillé sur le pahua, le fee, le pati, pour avoir un produit à fort potentiel gustatif qui ensuite peut facilement être travaillé ici à Tahiti.”

Si l’aquaculture est onéreuse et nécessite un savoir-faire spécifique, elle pourrait être un moyen d’atteindre l’auto-suffisance alimentaire. Et surtout de créer des emplois.

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