lundi 6 avril 2020
A VOIR

|

Ferme aquacole de Hao : Wang Chen déterminé devant le CESEC

Publié le

Après avoir rencontré le Président du Pays ce matin, le P-dg de la société Tahiti Ocean Food, Wang Chen, a présenté le projet de ferme aquacole au Conseil économique social environnemental et culturel. Un projet qui divise depuis la parution d’un rapport de l’Institut de Recherche et de développement. L’organisme pointe du doigt les effets néfastes du projet sur l’environnement. Les membres du CESEC ont fait part de leurs inquiétudes. Un jeu de questions-réponses qui a duré plus de deux heures...

Publié le 20/12/2019 à 15:54 - Mise à jour le 22/12/2019 à 10:59
Lecture 2 minutes

Après avoir rencontré le Président du Pays ce matin, le P-dg de la société Tahiti Ocean Food, Wang Chen, a présenté le projet de ferme aquacole au Conseil économique social environnemental et culturel. Un projet qui divise depuis la parution d’un rapport de l’Institut de Recherche et de développement. L’organisme pointe du doigt les effets néfastes du projet sur l’environnement. Les membres du CESEC ont fait part de leurs inquiétudes. Un jeu de questions-réponses qui a duré plus de deux heures...

Il est 10 heures ce vendredi, Wang Chen et sa délégation arrivent au CESEC. Objectif : présenter le projet de ferme aquacole aux membres du conseil, mais surtout les convaincre de sa viabilité. Durant une heure, le P-dg de Tahiti Ocean Food prône une aquaculture durable et assure que des emplois à long terme seront créés. Mais quand vient le moment des questions-réponses, le volet environnemental est au cœur des échanges. Et les explications ne sont pas de nature à rassurer l’assistance…

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

« C’est un projet qui nous effraie par sa grandeur. On n’est pas habitués à ce type de technologie. (…) Ce qui nous inquiète surtout, c’est quand on passera à la dernière phase, qui est est celle d’occuper les lagons : comment va-t-on garantir qu’effectivement, tous les déchets ne vont pas partir dans le lagon ? Cela a été le cas dans les fjords en Norvège qui ont été complètement pollués » explique Winiki Sage, président de la fédération des associations de protection de l’environnement. « On trouve que les réponses sont encore un peu imprécises. On aimerait qu’aujourd’hui, si ce type d’aquaculture existe en Chine, qu’on ait alors des experts de l’IRD ou d’ailleurs, qui aillent en Chine et reviennent avec des tests nous garantissant que c’est quelque chose de viable pour nos lagons » poursuit-il.

L’inquiétude du CESEC fait suite à la parution d’un rapport accablant de l’Institut de Recherche et de développement (IRD). Il y rend un avis très réservé et parle d’impact environnemental considérable, de pollution importante et d’absence de garantie de rentabilité. Mais le P-dg de Tahiti Ocean Food ne se laisse pas déstabiliser et reste déterminé à mettre en place son projet : « Lorsqu’un nouveau projet voit le jour, cela déclenche des inquiétudes, et je le comprends. Mais ce que je désire, c’est mettre des normes internationales en place. Ce ne sont pas des des normes que je vais créer, elles sont reconnues mondialement. (…) Et le développement durable est inclus dans ces normes internationales. (…) J’espère que nos projets sont transparents à tous les niveaux d’information, afin que cette inquiétude disparaisse ».

Selon Wang Chen, à chaque étape du projet et de son développement, une étude d’impact sur l’environnement sera réalisée. Reste qu’à ce jour, seul le permis de construire de la base vie a été accordé. Le permis d’exploitation est encore en cours d’instruction. Le P-dg espère voir le projet se concrétiser au cours du premier semestre 2020.

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV