vendredi 3 décembre 2021
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COP26 : une délégation de Polynésie en Ecosse

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Dans le cadre de la 26e Conférence des parties de la Convention cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques (CCUNCC - COP26) du 31 octobre au 12 novembre, une délégation restreinte de la Polynésie française se déplacera à Glasgow, en Ecosse, afin de participer aux événements parallèles organisés par le Forum des Iles du Pacifique (FIP) et l’Association des pays et territoires d’Outre-mer associés à l’Union européenne (OCTA).

Publié le 02/11/2021 à 16:56 - Mise à jour le 02/11/2021 à 16:58
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Dans le cadre de la 26e Conférence des parties de la Convention cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques (CCUNCC - COP26) du 31 octobre au 12 novembre, une délégation restreinte de la Polynésie française se déplacera à Glasgow, en Ecosse, afin de participer aux événements parallèles organisés par le Forum des Iles du Pacifique (FIP) et l’Association des pays et territoires d’Outre-mer associés à l’Union européenne (OCTA).

Bien que la Polynésie française en tant que collectivité d’outre-mer ne soit pas partie à la CCUNCC, ni signataire de l’Accord de Paris, la Polynésie française entend réitérer, au travers de cette participation, son engagement international et régional ainsi que ses actions d’atténuation et d’adaptation mises en œuvre au plan territorial, tels que le plan climat énergie et le plan de transition énergétique.

La Polynésie française est directement concernée par ces enjeux et a été très active lors des préparatifs de la COP 21 à Paris en 2015 aux côtés des pays du Pacifique afin d’introduire l’objectif limitant le réchauffement de la planète à un niveau nettement inférieur à 2°C et en poursuivant les efforts pour le limiter à 1,5°C par rapport au niveau préindustriel.

Durant cette COP 26, les grandes nations devraient présenter leurs engagements financiers et leurs plans d’actions concrets révisés afin de tendre à la neutralité carbone dans les meilleurs délais.

Les pays insulaires du Pacifique sont les premières victimes du réchauffement global tout en n’étant pas de grands émetteurs de gaz à effet de serre. Leur action climatique et leur engagement diplomatique actif au sein de la CCUNCC leur confère toutefois l’autorité morale pour plaider auprès des grandes nations afin que ces dernières limitent l’utilisation d’énergies fossiles et leurs émissions carboniques.

En sa qualité de membre du Forum des Iles du Pacifique, la Polynésie française se tiendra aux côtés des autres membres du Forum des Iles du Pacifique sous l’égide de son président, Josaia Bainimarama, premier ministre de Fidji, le samedi 6 novembre prochain, au cours d’une session de dialogue sur les priorités climatiques communes de la région :

  • la limitation du réchauffement planétaire à 1,5°C ;
  • le maintien des frontières maritimes existantes en cas d’élévation du niveau de la mer ;
  • le financement de l’adaptation aux effets du changement climatique.

Parmi les dirigeants océaniens présents : le Premier ministre de Papouasie Nouvelle-Guinée, James Marape ; le Premier ministre de Tuvalu, Kausea Natano ; le Président de la République des Iles Marshall, David Kabua ; le Président de Nauru, Lionel Aingimea ; le Président des Etats Fédérés de Micronésie, David Panuelo ; le Président de Palau, Surangel Whipps ; et le Premier ministre d’Australie, Scott Morrison.

La Polynésie française participera également à une session de dialogue entre l’OCTA et l’Union européenne qui se tiendra le 9 novembre au pavillon de l’Union européenne sur la thématique de l’adaptation et de la résilience au changement climatique.

Les relations entre l’Union européenne et la Polynésie française s’appuient en effet sur l’ambition commune d’une économie mondiale à faible intensité de carbone et résiliente d’ici à 2050.

Pour faire face à leurs défis communs, l’Union européenne, la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna ont décidé de mobiliser l’allocation régionale 2021-2027 au soutien d’actions susceptibles de créer des emplois et de la croissance, tout en contribuant aux objectifs climatiques et environnementaux ainsi qu’à la diversification économique, à la résilience et à l’autosuffisance alimentaire. Pour ce faire, il conviendra de promouvoir, par exemple, les systèmes agroalimentaires, aquacoles et de pêche durable, les technologies vertes, l’économie circulaire ainsi que d’autres activités économiques qui contribuent au verdissement/bleuissement de l’économie.

Ce programme régional pour 2021-2027 sera mis en œuvre dans les Pays et territoire d’outre-mer (PTOM) du Pacifique et mettra ainsi en avant la croissance verte et bleue sur la base de la vision commune du pacte vert pour l’Europe. Il sera guidé par les enseignements tirés des précédents programmes régionaux financés par l’UE (INTEGRE, PROTEGE) ainsi que par les dynamiques régionales et internationales en vigueur : la stratégie 2050 pour le continent du Pacifique bleu, la gouvernance internationale des océans, la stratégie de l’UE en faveur de la biodiversité à l’horizon 2030, le plan d’action en faveur de l’économie circulaire, la stratégie « De la ferme à la table ».

La Polynésie française prêtera également une attention particulière aux interconnexions entre ces priorités et les Objectifs de Développement Durable.

La délégation polynésienne est composée de Manuel Terai, délégué aux affaires internationales, européennes et du Pacifique, désigné à cet effet comme envoyé spécial du Président. Il accompagné de Nanihi Masson, responsable du bureau des affaires européennes, et de Maurice Lau Poui Cheung, responsable du bureau du Pacifique.  Il convient de noter que la députée de la Polynésie française, Maina Sage sera également présente au titre de membre de la délégation de la commission du développement durable de l’Assemblée nationale.

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