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Vers une hausse prochaine du prix des hydrocarbures

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146 Fcfp/litre pour le sans plomb, 148 Fcfp/litre pour le gazole, en moyenne : des prix à la pompe qui pourraient rapidement augmenter en Polynésie, courant juillet. Une annonce faite ce mercredi, à l'issue du conseil des ministres.

Publié le 15/06/2022 à 15:46 - Mise à jour le 17/06/2022 à 9:31
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146 Fcfp/litre pour le sans plomb, 148 Fcfp/litre pour le gazole, en moyenne : des prix à la pompe qui pourraient rapidement augmenter en Polynésie, courant juillet. Une annonce faite ce mercredi, à l'issue du conseil des ministres.


Jusqu’ici, le Pays a pallié la hausse mondiale des prix des carburants grâce au FRPH, le fonds de régulation des prix des hydrocarbures, dont les dépenses sont estimées à 7 milliards de Fcfp en 2022. 4 milliards y seront réinjectés lors d’un collectif budgétaire en juin, mais le niveau d’accompagnement des consommateurs et des professionnels sera revu à la baisse.

Des ajustements qui seront précisés prochainement et qui pourraient intervenir dès le mois de juillet. “L’effort maintenant doit être partagé. Le Pays va réabonder le budget des comptes spéciaux via le budget général, spécifiquement pour le FRPH d l’ordre de 4 milliards. Ça sera voté le mois prochain et donc depuis le début de l’année, on aura mis 7 milliards pour accompagner le consommateur face à l’augmentation des prix des hydrocarbures. Alors on a choisi de le faire parce que nous sortons d’une crise sanitaire et qu’il nous fallait encore accompagner les effets de cette crise sanitaire, qui est peut-être finie sur le terrain, mais au niveau des finances ça coute encore encore cher. […] Nous, on est impacté à double titre, l’augmentation des prix des hydrocarbures et surtout l’augmentation du dollar donc ça fait un double effet. Par exemple, aux mois d’avril-mai, le niveau de baril en euro est à 117 euros (environ 13 995 Fcfp, NDLR), des niveaux jamais atteints depuis des décennies,” a déclaré Yvonnick Raffin, ministre de l’Économie et des finances en charge de l’énergie. Et d’ajouter : “Les rencontres avec tous les professionnels sont en cours, mais bien évidemment pour pouvoir amortir le choix, c’est bien entendu des échanges avec tous les secteurs d’activité et des ajustement nécessaires à la pompe”.