jeudi 23 septembre 2021
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Vente de restaurants : de la demande malgré la crise

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Avec la crise covid, les restaurateurs n’ont pas été épargnés. Immobilisés un temps, ils sont quelques-uns à vouloir passer la main et à vendre. Mais la conjoncture actuelle est-elle favorable à la vente de ces commerces ? Eléments de réponse dans cet article.

Publié le 23/07/2021 à 17:42 - Mise à jour le 01/08/2021 à 15:06
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Avec la crise covid, les restaurateurs n’ont pas été épargnés. Immobilisés un temps, ils sont quelques-uns à vouloir passer la main et à vendre. Mais la conjoncture actuelle est-elle favorable à la vente de ces commerces ? Eléments de réponse dans cet article.

Le Bora Bora Lounge, un resto-bar discothèque situé en centre ville, va changer de propriétaire. Avec la crise liée à la covid, l’actuel gérant, Stéphane Gay, a franchi le pas. Et contre toute attente, les acheteurs potentiels répondent bien présents.

“Quand je l’ai mis à l’agence, il y avait déjà un acheteur donc ça a été très vite”, explique Stéphane Gay, également président du syndicat des bars et discothèques. “Pour l’instant, on n’est pas vendus, on est sous compromis. On aurait pu vendre un peu plus cher forcément, mais comme nos boîtes de nuit sont fermées depuis 16 mois, il est évident qu’on ne peut pas vendre notre clientèle boîtes de nuit puisque depuis 16 mois, on n’a plus de clientèle, tout est fermé. C’est vrai qu’on a une belle perte sur les boîtes de nuit. Après, la conjoncture immobilière sur la vente est plutôt en hausse parce qu’avec le référendum en Nouvelle-Calédonie, les Calédoniens sont venus et ont fait remonter le marché immobilier”.

Pour le propriétaire du restaurant situé au Belvédère d’Aorai, Julien Derrudder, le confinement a été l’élément déclencheur. D’autant que, contrairement à d’autres, son établissement a présenté de bons chiffres ces derniers mois.

“Le fait qu’on ait réussi à remonter les chiffres qui n’étaient pas si mauvais, on s’est dit que c’était peut-être le moment de vendre”, déclare Julien Derrudder. “C’est un peu comme l’exemple que j’ai eu quand on a racheté ce restaurant : c’était pas la meilleure période pour acheter un restaurant, on était en fin de crise, mais en même temps, c’était peut-être la meilleure période parce que c’était la fin de crise, donc les établissements étaient pas trop chers. Ici, on a eu un bon moment de crise qui, je pense, a fatigué par mal de monde en Métropole, en Nouvelle-Calédonie ça commence à bouger pas mal aussi. Donc oui effectivement, c’est peut-être le meilleur moment pour vendre”.

Si la conjoncture économique reste incertaine selon l’IEOM, le secteur de l’immobilier professionnel, lui, ne semble pas connaître la crise.

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