lundi 25 mai 2020
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Tourisme à Bora Bora : les pertes estimées à 3 milliards par mois

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C’est une crise économique sans précédent. A Bora Bora, plus de 3.000 emplois sont menacés par la fermeture de nos frontières et la perte de chiffre d'affaires concernant le tourisme est estimée à 3 milliards de francs par mois. Les professionnels tentent malgré tout de rester optimistes.

Publié le 30/03/2020 à 17:56 - Mise à jour le 31/03/2020 à 21:47
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C’est une crise économique sans précédent. A Bora Bora, plus de 3.000 emplois sont menacés par la fermeture de nos frontières et la perte de chiffre d'affaires concernant le tourisme est estimée à 3 milliards de francs par mois. Les professionnels tentent malgré tout de rester optimistes.

Sur terre comme sur mer, le temps semble s’être arrêté à Bora Bora. Pas l’ombre d’un touriste, ni d’une seule embarcation… De mémoire, jamais la Perle du Pacifique n’avait connu une telle situation.

« Aujourd’hui nous avons bloqué les frontières, donc l’activité s’est arrêtée net, explique Rainui Bessineau, le président du comité de tourisme. En 2008 (lors de la crise financière mondiale, NDLR), on avait encore des clients pendant un petit moment. Or là avec la fermeture des frontières et la pandémie qui touche la planète, l’arrêt est net et plus violent. »

« C’est pas une baisse d’activité, c’est un arrêt des activités, appuie quant à lui Philippe Haton, un prestataire de service. Et donc le chiffre d’affaires des entreprises est à zéro. »

Le secteur touristique, première richesse des îles Sous-le-Vent, représente 80% des embauches, soit 3.000 emplois. Parmi eux, plus de 1.500 personnes étaient en contrat à durée déterminée ou en stage. Ils se retrouvent donc au chômage technique. Un coup dur pour l’île.

« Le chiffre que nous avons, c’est à peu près 3 milliards de manque à gagner par mois sur Bora Bora, poursuit Rainui Bessineau. Et si on estime que le service représente 15%, il y a entre 300 et 400 millions de francs de manque à gagner. »

Ces chiffres sont alarmants mais les professionnels du secteur sont conscients de la nécessité de préserver la santé des populations. Ils restent tout de même optimistes.

« Les banques font un geste magnifique en acceptant le report des échéances, la CPS et les impôts aussi, donc je pense que par rapport à 2008 il y a quand même une différence, conclut Rainui Bessineau. Et je pense que cette différence va faire que les entreprises vont remonter plus vite et je pense qu’on va préserver au mieux les emplois par rapport à 2008 où on avait vraiment perdu tous les emplois. »

Dans ce contexte de crise sanitaire mondiale, l’avenir des entreprises en Polynésie comme dans d’autres pays du monde est suspendu à l’évolution de la situation. Les patrons se préparent déjà à la reconstruction économique.

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Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

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