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Réduction du temps de travail et suppression du 13e mois sur le tapis d’ADT

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C'est un enjeu de survie pour le gestionnaire de l'aéroport qui estime à 45% ses pertes sur 2020, soit près de 2 milliards de francs. Après Air Tahiti et la Brasserie de Tahiti, c'est à son tour de mettre sur la table "un plan de sauvegarde" pour sauver les emplois. Un conseil d'administration doit se tenir aujourd'hui et devrait aborder la question des dividendes.

Publié le 05/05/2020 à 9:34 - Mise à jour le 05/05/2020 à 22:17
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C'est un enjeu de survie pour le gestionnaire de l'aéroport qui estime à 45% ses pertes sur 2020, soit près de 2 milliards de francs. Après Air Tahiti et la Brasserie de Tahiti, c'est à son tour de mettre sur la table "un plan de sauvegarde" pour sauver les emplois. Un conseil d'administration doit se tenir aujourd'hui et devrait aborder la question des dividendes.

Alors que ADT affiche en 2019 son meilleur résultat depuis 10 ans (progression de 6.8 % du trafic international, et de 6.7% du trafic domestique) il se heurte comme tout le monde à l’arrêt brutal du trafic aérien.

Les 200 salariés de la plateforme s’en doutent, les perspectives d’activité ne sont pas bonnes. Conditionnée à la réouverture des frontières, la reprise des vols et du trafic aérien international ne devraient pas reprendre avant (au moins) fin juin. Lui aussi sinistré, le trafic domestique ne devrait retrouver son niveau d’activité de 2019 qu’en 2022, voire 2023, selon les projections de Manate Vivish, directeur général de Air Tahiti.

Résultat : les premières estimations de la direction d’ADT font état d’un plongeon du trafic de l’ordre de 60 % en 2020. L’impact sur le chiffre d’affaires annuel est sans appel, avec une baisse d’environ 45% par rapport à 2019, soit près de 2 milliards de francs.

Les excellents exercices des années précédentes ont certes permis d’absorber le choc dans un premier temps, mais si les pertes continuent à ce rythme, le résultat serait « catastrophique » pour l’entreprise annonce le directeur à ses salariés, « avec un risque majeur de cessation de paiements et de plan social. »

Pour éviter ce sombre scénario, la direction a soumis la semaine dernière un plan de sauvegarde aux représentants syndicaux. La première mesure prévoit la prise de congés à raison d’une journée par semaine, et ce jusqu’à la fin de l’année. À défaut de stock de congés suffisants pour tenir jusqu’à la fin de l’année, la direction propose aux salariés concernés le passage au 4/5e de la durée – légale, soit « une réduction de 20 % du temps de travail et de la rémunération ».

Une mesure conditionnée selon la CSIP, à l’aide du Pays via le contrat de soutien à l’emploi (CSE). Ainsi en contrepartie du maintien de l’emploi, le dispositif prévoit « le versement à l’employeur d’un pourcentage de la perte de revenu subie par le salarié, et la part patronale des cotisations sociales afférentes au CSE. » Pour autant, « cette aide ne pourra pas excéder 61 000 francs environ, soit 20% de deux fois le Smig », souligne la CSIP.

Quant à ceux qui se retrouvent sans activité du fait de la baisse de trafic, on leur confierait des tâches réservés d’habitude aux sous-traitants. Il s’agit bien-sûr de « faire baisser le niveau des prestations extérieures qui coûtent cher à l’entreprise ».

Enfin, la dernière mesure prévoit la suppression du 13e mois, des bonus des cadres et des augmentations, qu’elles soient individuelles ou collectives. Un avantage social qui pourrait faire l’objet d’âpres négociations laisse entendre un syndicaliste de la CSIP. La question d’une éventuelle clause de revoyure a d’ailleurs été évoquée. Dans l’éventualité d’un rebond rapide, la direction n’y serait pas opposé.

Dans une précédente interview à TNTV, le directeur d’ADT Jean-Michel Ratron avait également indiqué devoir « geler ou retarder des investissements, de manière à ne pas trop peser sur l’économie de l’entreprise. » Selon les syndicats pourtant, certains travaux indispensables à l’activité de la plateforme peuvent difficilement être différés. Comme la mise aux normes des scanners à bagages, déjà reportée à septembre.

Un conseil d’administration se tient aujourd’hui, mardi 5 mai, et devrait aborder une autre piste, celle des dividendes. Enfin, une rencontre avec le comité d’entreprise prévue normalement vendredi pourrait déboucher sur la signature, ou non, d’un protocole d’accord.

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