dimanche 25 septembre 2022
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Quelles mesures du gouvernement pour lutter contre la vie chère ?

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Augmentation du Smig, revalorisation des retraites ou encore du point d'indice des fonctionnaires : la hausse du coût de la vie au fenua pousse les pouvoirs publics à prendre des mesures afin de maintenir le pouvoir d'achat des Polynésiens. Le détail dans cet article.

Publié le 20/04/2022 à 15:20 - Mise à jour le 20/04/2022 à 16:24
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Augmentation du Smig, revalorisation des retraites ou encore du point d'indice des fonctionnaires : la hausse du coût de la vie au fenua pousse les pouvoirs publics à prendre des mesures afin de maintenir le pouvoir d'achat des Polynésiens. Le détail dans cet article.

Augmentation du Smig à compter du 1er mai

Le président du Pays, Edouard Fritch, l’annonçait déjà la semaine dernière : le salaire minimum horaire va augmenter à compter du 1er mai. “C’est une obligation. Dès lors que l’indice à la consommation augmente au delà de 2%, on doit s’aligner sur cet indice-là pour augmenter le Smig”, indique la ministre du travail, Virginie Bruant. En effet, le dernier point de conjoncture de l’ISPF sur l’indice des prix à la consommation fait d’ailleurs état d’augmentations de +1,8% en janvier 2022 et +1,1% en février 2022.

Reste donc à fixer le nouveau taux du Smig. Le gouvernement prévoit une revalorisation d’au moins 2%. “Nous sommes encore en négociation avec les partenaires sociaux”, a précisé la ministre, évoquant la difficulté de “trouver le juste équilibre entre relance économique, lutte contre la vie chère et maintien du pouvoir d’achat”. L’arrêté provisoire relatif au nouveau montant du Smig prévoit un taux horaire de 941,37 Fcfp, pour un salaire mensuel à temps plein égal à 156 092 Fcfp. L’arrêté définitif sera pris en conseil des ministres, mercredi prochain, pour application dès le 1er mai.

Le Smig avait déjà été revalorisé de 2% au 1er décembre 2021.

Vers une augmentation des retraites de 2% ?

Le conseil d’administration de la CPS a voté hier un avis favorable pour une revalorisation de 2% des pensions de retraite de la tranche A. Avis “qui sera entérinée par le gouvernement lors de sa prochaine séance pour permettre une revalorisation de 2% sur les retraites perçues aujourd’hui par les anciens salariés”, a assuré le vice-président, Jean-Christophe Bouissou. Une augmentation du minimum vieillesse est également envisagée, a évoqué le vice-président, sans pour autant apporter plus de détails.

Le point d’indice des fonctionnaires augmenté d’1,5%

Autre sujet abordé également lors de ce point presse : la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires territoriaux. Ce point qui sert à calculer le niveau de rémunération des fonctionnaires, va être augmenté d’1,5%, a précisé la ministre de la modernisation de l’administration, Christelle Lehartel. Une décision prise après que le gouvernement ait consulté au préalable le conseil supérieur de la fonction publique, le 5 avril dernier, et qui sera actée en conseil des ministres la semaine prochaine.

Concernant la revalorisation des ANFA (agents non titulaires de l’administration), Christelle Lehartel a également indiqué qu’ils ont vu leur salaire revalorisé au 1er mars dernier. Cette décision résulte de l’application de la convention collective des ANFA qui prévoit un ajustement quasi automatique des salaires si l’indice du coût de la vie dépasse 2%. L’augmentation est répercutée directement par la direction du budget et des finances.

L’augmentation du prix du pain “pas actée”

En ouverture de la première séance de la session administrative la semaine dernière, Edouard Fritch annonçait aussi une éventuelle hausse du prix de la baguette de pain à 60 Fcfp. Une hausse “pas actée” pour l’instant, a néanmoins déclaré Jean-Christophe Bouissou. “On sait quel est le coût de la baguette et si on devait maintenir ce prix-là [57 Fcfp, ndlr] sur toute l’année, ce serait environ 500 millions de Fcfp supplémentaires [absorbés par le Pays, ndlr]”, a-t-il rajouté, assurant que “s’il y a une hausse, ce sera une hausse à minima” qui pourrait néanmoins survenir “dans les semaines qui viennent”.

D’autres mesures pourraient être apportées si “l’augmentation de l’indice des prix se poursuit”, a précisé le vice-président. “Si on s’aperçoit dans les mois qui viennent qu’il y a une nécessité de rattraper la perte sur le pouvoir d’achat, nous le ferons également”.

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