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Orientation budgétaire 2021 : le gouvernement joue la prudence

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C’est dans un contexte imprévisible que le gouvernement a présenté ce jeudi les grands axes du budget pour 2021. Avec une chute historique de 15% du PIB cette année, l’exercice 2021 est fait d’ajustements des moyens et des adaptations au contexte économique

Publié le 30/10/2020 à 10:37 - Mise à jour le 30/10/2020 à 10:39
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C’est dans un contexte imprévisible que le gouvernement a présenté ce jeudi les grands axes du budget pour 2021. Avec une chute historique de 15% du PIB cette année, l’exercice 2021 est fait d’ajustements des moyens et des adaptations au contexte économique

Le débat d’orientation budgétaire qui précède le vote du budget 2021 repose sur des hypothèses incertaines. Les recettes de fonctionnement sont prévues à la baisse par rapport au budget 2020 : 120 milliards, contre 131 milliards, l’an passé. Baisse également des recettes fiscales. L’exécutif refuse cependant d’augmenter les impôts. La dette de la Polynésie va s’alourdir un peu plus. Le gouvernement prévoit de contracter un second emprunt. Un paradoxe pour l’opposition qui demande que l’Etat transforme ces emprunts en subvention.

« Le pouvoir décisionnel di confinement, de l’ouverture ou bien du couvre-feu. Ce pouvoir décisionnel n’appartient pas au Pays. Il appartient à l’Etat. Donc s’il y a des charges à payer pour nous, pour le Tavini huiraatira, c’est à l’Etat de prendre ses responsabilités », estime la représentante Tavini, Eliane Tevahitua.

Mais pour le président Edouard Fritch : « L’Etat est enclin à nous prêter de l’argent. On ne va pas lui demander aujourd’hui de transformer un prêt en subventions ! Où avez-vous vu des bailleurs de fonds vous suivre sur ce chemin ? On va être abandonnés si on fait ça. Après, c’est l’objet de discussions. »

Le gouvernement parle de défi à relever et pourtant son document d’orientation budgétaire s’inscrit dans la continuité des priorités de 2020. L’opposition espère une relance plus franche : « Nous pensions qu’un aide plus massive au secteur économique touché par cette crise était plus que nécessaire. Malheureusement, nous ne trouvons dans ce DOB qu’un copier coller de l’année dernière » déclare Nicole Sanquer.

Trois mille emplois salariés ont été détruits depuis mars 2020. Des CDD et des extras n’ont pas été reconduits dans l’hôtellerie et la restauration. Même vacillant, le tourisme reste le pilier de notre économie. L’année dernière, la Polynésie a accueilli plus de 300 000 touristes ; ils ont généré 65 milliards de Fcfp de recettes. La ministre espère retrouver, dès avril – mai 2021, un niveau de réservation digne de l’an dernier…

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