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Niupay : un premier établissement de paiement en ligne se lance en Polynésie

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Une nouvelle génération de services fait son apparition face aux banques traditionnelles. On les appelle les "néo-banques". Elles misent sur une relation client articulée autour d’une application mobile. À Tahiti, des enseignes de ce type s’installent et proposent une nouvelle façon d’utiliser son argent.

Publié le 29/09/2022 à 17:04 - Mise à jour le 30/09/2022 à 9:05
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Une nouvelle génération de services fait son apparition face aux banques traditionnelles. On les appelle les "néo-banques". Elles misent sur une relation client articulée autour d’une application mobile. À Tahiti, des enseignes de ce type s’installent et proposent une nouvelle façon d’utiliser son argent.

Un téléphone pour régler ses achats, l’accès à une carte de paiement internationale sans condition de revenus. Niupay propose une nouvelle façon de payer. Une sorte de portefeuilles virtuel sécurisé qui remplace l’argent liquide, explique le directeur général délégué de Niupay Fabrice Luciano : “On n’est pas une banque, on ne propose pas de crédit. Mais en revanche, l’avantage, c’est de pouvoir bénéficier à tout moment et en temps réel, de ses revenus ou d’échanges d’argent pour pouvoir réduire et améliorer ses paiements et sa gestion de son compte”.

Lire aussi : Les banques digitales s’intéressent à la Polynésie

La Banque de France garantit la sécurité juridique et financière des transactions via cette application. En quelques clics, il est possible d’envoyer ou recevoir de l’argent. Et grâce a un Qr code, le client peut payer les factures ou achats dans des commerces ou autres services.

Pour des patentes ou des petits commerces, il n’y a plus aucun de délai de paiement. Le système séduit une quarantaine de professionnels. Il est plus simple, et moins cher que les banques traditionnelles. “Il peut faire un choix du type de Qr code qu’il va utiliser. Il peut suivre en temps réel les opérations. Il n’a pas de risque d’impayé.”

Des transactions dématérialisées, l’accès à une carte bancaire simplifiée, des virements moins couteux, c’est ce que garantissent les nouveaux opérateurs. Selon Fabrice Dufresne, certains s’intéressent au marché polynésien, même s’il est limité. “Il y a quelques grands opérateurs notamment nationaux voire européens, qui souhaiteraient intervenir en Polynésie française ne serait-ce que pour faciliter les transactions des touristes qui souvent sont américains ou français et qui peuvent utiliser ce genre de moyens de paiement digitalisés”.

Revolut par exemple, un temps fermé aux utilisateurs du fenua, est de nouveau disponible pour la Polynésie.

Lors du Polynesian Island Crypto Summit en juin dernier, Chloé Desenfans CEO de Feel mining, venait présenter son dernier projet : Wigl, une neo banque qui aimerait elle aussi s’ouvrir à la Polynésie.  

Face aux frais parfois conséquents appliqués par les banques traditionnelles, ces services visent à faciliter la vie des personnes dont les capacités financières sont limitées. Le découvert n’est, par exemple, pas possible. Seul l’argent disponible peut être dépensé