mardi 27 juillet 2021
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Les prix ont-ils augmenté ?

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Certains commerçant profiteraient-ils de la crise sanitaire pour augmenter leurs prix ? Selon l’avis de quelques clients, des enseignes pratiqueraient une libre tarification de leurs produits. Une situation que déplorent certains acheteurs.

Publié le 28/03/2020 à 10:04 - Mise à jour le 28/03/2020 à 12:32
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Certains commerçant profiteraient-ils de la crise sanitaire pour augmenter leurs prix ? Selon l’avis de quelques clients, des enseignes pratiqueraient une libre tarification de leurs produits. Une situation que déplorent certains acheteurs.

Si quelques individus nous ont confié ne pas avoir vérifié les prix avant de passer en caisse, d’autres nous ont affirmé avoir constaté une hausse des prix. Ce client a l’habitude de faire ses achats dans un hypermarché de Punaauia et il se dit consterné par le coût de ses articles : “D’habitude ici, j’achète les biscuits Sao à 127 Fcfp, c’est un produit PPN, c’est bien indiqué à côté du prix. Et là, il est à 148 Fcfp. Les seuls prix qui n’ont pas changé pour moi, c’est la sauce huître, les œufs, et les yaourts. Tout le reste, ça a augmenté. Niveau budget, tu prévois entre 30 à 40 000 Fcfp le mois, là, j’en ai pour 20 000 Fcfp pour une semaine !”.

Après avoir effectué plusieurs achats dans différents commerces de l’île, cet homme observe une différence des tarifs chez plusieurs commerçants. “5 Fcfp ou 10 Fcfp en plus, ça fait beaucoup à la fin du mois si on calcule bien. Surtout pour tout ce qui est les goûters des enfants. (…) Cela concerne certains magasins de Punaauia et Taravao” nous dit-il.

Pour ce magasin de quartier, la politique est différente. Une hausse des prix ne serait pas envisageable car sa clientèle n’a pas un pouvoir d’achat assez conséquent. “J’ai maintenu la plupart des prix pour nos clients. Parce que ça fait pitié quand même, ils ont besoin de manger… On pense aussi à eux. Tous les fournisseurs ont arrêté leurs promotions pour l’instant, c’est peut-être pour ça que les prix ont légèrement augmenté” explique Jasmina Wong, gérante d’un magasin de proximité.

Pour le moment, les magasins ne prévoient pas de rupture de stock pour les produits de première nécessité.

Pour rappel, la vente de ces articles est encadrée, et fait l’objet d’un suivi par la Direction Générale des Affaires Économiques (DGAE).

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