samedi 8 août 2020
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Les pertes d’emploi pourraient expliquer l’augmentation du nombre de créations d’entreprises

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Stéphane Chin Loy, le président de la Chambre de commerce, d'industrie, des services et des métiers (CCISM), était notre invité en plateau mercredi soir pour aborder la situation économique des entreprises. Selon lui, l'augmentation du nombre de créations d'entreprises pourrait en partie être expliquée par le fait que "les personnes qui ont perdu leur emploi essaient de se repositionner et de trouver une activité professionnelle".

Publié le 30/07/2020 à 10:18 - Mise à jour le 30/07/2020 à 10:18
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Stéphane Chin Loy, le président de la Chambre de commerce, d'industrie, des services et des métiers (CCISM), était notre invité en plateau mercredi soir pour aborder la situation économique des entreprises. Selon lui, l'augmentation du nombre de créations d'entreprises pourrait en partie être expliquée par le fait que "les personnes qui ont perdu leur emploi essaient de se repositionner et de trouver une activité professionnelle".

Il y a des secteurs moins impactés que d’autres, c’est le cas du textile où les ventes sont stables. Quelle est votre explication ?
« Pendant la période de confinement, les différents commerces ont réfléchi à d’autres méthodes de vente, notamment les ventes en ligne avec livraison. Depuis le déconfinement, c’est une politique de baisse de prix, promouvoir leurs produits et refidéliser leur clientèle. Et là on est dans une période de pré-rentrée scolaire, c’est le meilleur mois de l’année pour faire des prix attractifs. Et si on a une influence au niveau du grand Papeete et même dans les communes et dans les îles, c’est bien parce que la rentrée est là. Les vols n’ayant pas eu lieu pendant les vacances, c’est tout un chacun qui se doit de renouveler l’équipement, le linge de leurs enfants. »

C’est une stabilité qui n’est pas présente dans tous les secteurs. Avec cette crise, y a-t-il des entreprises qui ont mis la clé sous la porte ?
« Au niveau de nos statistiques, on n’a pas eu jusqu’à présent de recrudescence. Il y en a, mais comme chaque année, comme tous les mois. On a fait des statistiques, on va les publier d’ici la semaine prochaine. Mais je pense que la période est peut-être précoce. Les aides du Pays et de l’Etat sont toujours en cours. Il faudra attendre d’ici la fin de l’année pour avoir des éléments un peu plus probants pour savoir si les radiations, donc les fermetures d’entreprises, vont s’accélérer ou non. Pour le moment, ça reste stable. »

A côté de ça, on remarque qu’il y a une augmentation des nouvelles immatriculations. On parle de 400 nouvelles patentes, comment peut-on expliquer cela ?
« On a eu une année 2019 exceptionnelle. On a eu un nombre d’immatriculations et de radiations beaucoup moindre. On avait un nombre d’entreprises qui se créaient naturellement, qui s’est reproduit en début d’année. Depuis le confinement, il y a eu une période de rupture où les immatriculations et les radiations n’ont pas pu se faire. Mais en analysant les chiffres sur les six premiers mois, par rapport aux six premiers mois de l’année dernière, on est pratiquement sur les mêmes chiffres. Et l’augmentation de créations d’entreprises continue à se développer. Peut-être que les personnes qui ont perdu leur emploi essaient de se repositionner et de trouver une activité professionnelle. »

Concernant les aides, et notamment celles de l’Etat qui permettent aux entreprises de se maintenir à flot. De nouvelles dispositions doivent être mises en place par l’Etat ?
« Oui, pour le volet 2, un arrêté national est sorti il y a un peu plus d’une semaine et qui facilite l’accès à ce deuxième volet. Déjà, ce n’est plus limité à des entreprises ayant au minimum 1 salarié, donc même sans salarié ils peuvent bénéficier. Ensuite ce n’est plus une obligation d’avoir un refus de prêt au niveau d’une banque. Et en plus le montant maximal qui peut être obtenu pour cette aide est passé de 5.000 euros à 10.000 euros. La plateforme qui était accessible jusqu’à cette semaine est actuellement en reformatage justement pour intégrer toutes ces nouvelles facilités et je pense que dans les semaines à venir, tout un chacun pourra les remplir. Et la Chambre participe pour pouvoir aider, comme on le fait actuellement à Taravao et comme on l’a fait dans les marchés. »

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