mercredi 14 avril 2021
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Les bars et discothèques aux abois

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Il n’est toujours pas possible de se rendre dans les bars et les discothèques, qui restent fermés jusqu’à nouvel ordre. Déjà en difficultés avant la crise, les gérants craignent de devoir mettre la clé sous la porte. Plusieurs prestataires sont aussi durement touchés, comme les DJ et les musiciens.

Publié le 01/05/2020 à 9:46 - Mise à jour le 01/05/2020 à 9:46
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Il n’est toujours pas possible de se rendre dans les bars et les discothèques, qui restent fermés jusqu’à nouvel ordre. Déjà en difficultés avant la crise, les gérants craignent de devoir mettre la clé sous la porte. Plusieurs prestataires sont aussi durement touchés, comme les DJ et les musiciens.

Confinement oblige, DJ K-moon est passé en quelques jours de l’euphorie des grosses soirées à… rien du tout. « Le vendredi on a l’habitude d’aller au travail, et là avec le confinement, avec cette maladie, impossible. Et du coup on est sans revenu… », déplore-t-il.

Kalou aussi subit de plein fouet l’arrêt brutal de ses prestations dans les restaurants et les boîtes de nuit. Après avoir animé les soirées de nombreux Polynésiens depuis 45 ans, le musicien s’attend à une reprise progressive et difficile.

« Est-ce que les patrons de restaurants vont reprendre tout de suite les orchestres ? Je ne le sais pas, souffle-t-il. Mais je pense qu’ils vont peut-être attendre jusqu’à une levée totale du confinement. Peut-être que là seulement la musique pourra reprendre sa position dans les restaurants ou dans les boîtes de nuit. »

Ouvrir oui, mais quand ? Les patrons de bars et de discothèques se posent la question. Depuis qu’ils ont baissé le rideau à la mi-mars, le trou dans leurs trésoreries s’agrandit chaque jour un peu plus. Déjà fragilisé, le secteur est au bord du gouffre.

« Aujourd’hui, sur une douzaine de boîtes de nuit qui étaient présentes dans le syndicat on est à six, et on risque de se retrouver, d’ici les deux mois à venir, avec encore deux boîtes de nuit de moins, voire peut-être plus, prévient Stéphane Gay, le président du syndicat des bars et dancings. Donc on risque de se retrouver peut-être à trois boîtes de nuit, donc la mort du syndicat des bars dancing, et puis plus de boîtes de nuit. »

Seule certitude : la confédération des petites et moyennes entreprises plaide devant le gouvernement pour la réouverture des bars jusqu’à 21 heures dans les plus brefs délais. Les établissements de nuit sont quant à eux contraints de fermer leurs portes pour plusieurs semaines encore. Tout dépendra de la capacité à organiser la circulation des clients et du personnel. Et dans une discothèque, cela relève de l’exploit.

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