vendredi 29 mai 2020
A VOIR

|

Le tourisme entraîne l’économie bleue dans sa chute

Publié le

L’onde de choc du coronavirus touche de plein fouet l’économie maritime, intimement lié au tourisme. Pêche, transport, maintenance navale, perliculture, aquaculture : les prévisions dans tous les secteurs sont de très mauvais augure, avec une chute de l’activité de 50% à 100% pour le mois d’avril. Du jamais vu selon le cluster maritime de Polynésie française, inquiet pour les filières non prioritaires.

Publié le 01/04/2020 à 16:40 - Mise à jour le 02/04/2020 à 8:53
Lecture 2 minutes

L’onde de choc du coronavirus touche de plein fouet l’économie maritime, intimement lié au tourisme. Pêche, transport, maintenance navale, perliculture, aquaculture : les prévisions dans tous les secteurs sont de très mauvais augure, avec une chute de l’activité de 50% à 100% pour le mois d’avril. Du jamais vu selon le cluster maritime de Polynésie française, inquiet pour les filières non prioritaires.

D’abord la fermeture des ports, puis celle de l’espace aérien. Victime collatérale, l’économie bleue essuie les conséquences en cascades du confinement. Le tourisme qui pèse 40% de ses activités l’entraîne dans sa chute vertigineuse. Le chiffre d’affaires des activités nautiques en particulier tombe à zéro. « Là où on est le plus inquiets, c’est par rapport aux charters nautiques. Ce sont des gens qui louent des bateaux à des touristes qui arrivent par avion. Donc là, on sait que l’impact de cette crise va être terrible » explique Stéphanie Betz, présidente du syndicat des activités nautiques.

L’arrêt brutal des rentrées d’argent a pris tout le monde de court. « Les pertes de chiffres d’affaires sont énormes. C’est de l’ordre de plus de 75% de baisse d’activité, alors que les charges fixes des entreprises restent au même niveau » déclare Gérard Siu, président du cluster maritime de Polynésie française.

La pêche hauturière et l’aquaculture prévoient un recul de 75% de leur activité en avril. Quant à la perliculture, elle accuse une chute d’au moins 50% de ses ventes qui se traduit, pour certains exportateurs, à un arrêt total des commandes. Même constat pour le transport maritime dont le chiffre d’affaires est divisé par deux, à l’instar de l’Aranui, contraint de se contenter du fret. « Il faut savoir que l’on fait des voyages à perte. (…) La part de l’activité en chiffre d’affaires représente à peine 25%, et la croisière représente 75%. D’ailleurs, le 12 mars, on a mis plus de 90 personnes en congé. Elles vont être en suspension de contrat de travail et auront un revenu solidaire » nous dit Philippe Wong, armateur de l’Aranui.

Le cluster est d’autant plus inquiet que certaines activités comme l’aquaculture, la pêche, ou l’équipement navale ne sont pas considérées comme prioritaires. Si l’organisation salue le classement du thon en PPN ou le revenu solidaire, elle appelle encore à une baisse des charges pour mieux encaisser le choc et surtout préparer la relance. « Nous avons, en fait, tous les atouts pour pouvoir démarrer et se baser sur cette économie interne, locale, et de pouvoir la dynamiser. Déjà, c’est un premier pas. C’est ce qu’il faut commencer pour pouvoir aujourd’hui tirer sur la consommation locale. On a des moyens, on a la possibilité de se relever. Il faut se relever. On n’a pas d’autre choix » précise Gérard Siu. Une reprise qui s’annonce difficile, mais pas impossible.

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

Un deuxième vol Air Tahiti Nui est arrivé de...

Dimanche après-midi, un avion Air Tahiti Nui est arrivé au fenua avec du matériel sanitaire en provenance de Shanghai. Des dons de masques la Chine, mais également des commandes pour le centre hospitalier du Taaone, et du matériel destiné aux îles du Pacifique : Fidji, le Vanuatu, Samoa et Tonga.

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV