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La vie en Polynésie 38% plus chère qu’en métropole

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La Polynésie est le territoire ultramarin le plus cher de l’ensemble français : un constat révélé par l’Autorité Polynésienne de la Concurrence qui s’est penchée sur les mécanismes d’importation et de distribution en Polynésie. Elle explique que l’éloignement et l’insularité ne sont pas les seuls facteurs pour expliquer nos prix élevés.

Publié le 23/09/2019 à 16:57 - Mise à jour le 26/09/2019 à 16:36
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La Polynésie est le territoire ultramarin le plus cher de l’ensemble français : un constat révélé par l’Autorité Polynésienne de la Concurrence qui s’est penchée sur les mécanismes d’importation et de distribution en Polynésie. Elle explique que l’éloignement et l’insularité ne sont pas les seuls facteurs pour expliquer nos prix élevés.

D’après l’APC qui s’est appuyée sur les chiffres de l’Institut de la statistique, la Polynésie est le territoire ultramarin le plus cher de la République :

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

En 2016, le panier moyen polynésien était plus élevé de 38.5% que le même panier en métropole. Vient ensuite la Nouvelle-Calédonie avec 33%, la Guadeloupe + 12.5% et enfin La Réunion, +7.1%.

Des écarts de prix croissants selon l’APC qui concernent surtout les produits alimentaires : depuis 2007, les prix ont augmenté de 47% note l’organisme. Cela affecte le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes qui dépensent en moyenne 31.6% de leur budget en alimentation contre 12.8% pour les ménages les plus aisés.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)
(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Pourtant, une baisse des prix alimentaires est constatée en 2018, grâce à la baisse des prix des produits de la mer. Mais cela n’a pas suffi à combler cet écart puisque l’inflation des produits alimentaires repart en 2019.

L’APC note également que la réglementation des prix, les PPN et les PGC, mais aussi les protections de marché élevées et le développement de la grande distribution, n’ont pas permis de modérer les prix payés par les ménages polynésiens.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Si l’on aurait tendance à expliquer cet écart de prix par l’éloignement et l’insularité, l’APC révèle que l’explication se trouve aussi dans la structure de coût des produits. En effet, le prix d’achat initial ne représente que 27% du prix total d’un produit. Le coût du transport, seulement 8%, et les droits et taxes d’importation, 8%. La TVA représente quant à elle 13% en moyenne. Le reste est imputable à la marge commerciale des distributeurs, soit 44% du prix total.  

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Des marges conséquentes ainsi qu’un manque de concurrence. Toujours selon l’organisme, un groupe détient à lui seul plus de 50% des surfaces de ventes sur le segment des supermarchés et hypermarchés. Et la concurrence n’aurait pas la capacité financière pour tenir sur la durée. En plus d’une culture de la concurrence très faible, les associations de consommateurs sont peu nombreuses et sans subventions publiques pérennes.  

L’APC conclue son rapport par 5 propositions. Elles sont désormais entre les mains du Pays qui décidera de les mettre en œuvre ou non.

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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