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La filière crevette veut faire décoller sa production

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Dans le cadre de la fête de la science, l'Ifremer organise sa journée porte ouverte samedi à Vairao de 8h30 à 15 heures. Maintenant que l'institut a cédé ses droits sur la souche de la crevette bleue au pays, la filière en plein développement, ambitionne de doubler, voire de tripler sa production, face à une demande en hausse.

Publié le 03/10/2019 à 13:36 - Mise à jour le 06/01/2020 à 15:14
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Dans le cadre de la fête de la science, l'Ifremer organise sa journée porte ouverte samedi à Vairao de 8h30 à 15 heures. Maintenant que l'institut a cédé ses droits sur la souche de la crevette bleue au pays, la filière en plein développement, ambitionne de doubler, voire de tripler sa production, face à une demande en hausse.

L’élevage de crevettes en Polynésie débute en 1972 avec plusieurs tests réalisés sur une dizaine d’espèces originaires d’Amérique centrale et d’Asie. En 1994, le choix définitif se porte sur la crevette bleue « litopenaeus stylirostris ». Chaque année, les meilleurs individus sont conservés dans ces bassins, puis préparés à devenir des reproducteurs. « C’est une espèce qui a une croissance rapide et qui a su résister à de nombreuses maladies. Elle est complètement indème de maladies bactériennes ou virales, alors que dans le monde beaucoup des grandes productions crevéticoles sont affectés par ces maladies » indique Gilles Le Moullac, responsable de l’unité des ressources marines de l’Ifremer en Polynésie.

Si 140 tonnes de crevettes sont vendues chaque année sur le marché local, le pays souhaite doubler, voire tripler la production et atteindre 300 à 500 tonnes par an. Désormais autonome avec la cession des droits et du savoir-faire par l’Ifremer, le pays entend désormais améliorer les performances de la crevette bleue. « ça peut être divers type de performance, de croissance, c’est un développement qui va être mené avec le Syndicat des sélectionneurs avicoles et aquacoles français, qui sont des experts en génétique » confie Georges Remoissonet, chargé des programmes d’Aquaculture à la direction des ressources marines.

Près de 12,5 millions de post-larves de crevettes sont produites par l’écloserie du pays Vaia, et vendues aux éleveurs du fenua. Teva Siu, l’un d’entre eux, est le plus gros producteur. Il récolte 115 tonnes de crevettes bleues par an. Celles-ci sont élevées en bassin à terre durant 5 à 6 mois, et peuvent atteindre 20 grammes. « Avec les premiers élevage on faisait 3 à 4 tonnes, mais ça c’était au début. Depuis la production n’a cessé d’augmenté, pour la simple et bonne raison que la demande n’a cessé d’augmenter » observe le producteur.

Une zone biomarine de 35 hectares est en cours d’aménagement sur le site de Faratea. Des éleveurs de crevettes bleues en bassins, se sont déjà positionnés, sur le secteur, mais une nouvelle méthode d’élevage fait son apparition. Toa Vivish exploite depuis deux ans à Mitirapa, dix-huit cages flottantes en plein lagon. Il produit huit tonnes de crevettes réputées bio à 70%.

« On utilise l’aliment naturel, c’est-à-dire qu’il a été produit par notre lagon, comme le plancton, ou les algues filamenteuses, ça nous permet de réduire de 30% nos charges en aliments artificiels, et de produire ainsi une crevette de qualité semi-bio » se félicite Toa Vivish.

Avec 4 000 clients en attente, le producteur compte bien multiplier sa production de crevettes, pour atteindre 35 à 40 tonnes par an.

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