Élevage de rori : une société en prospection aux Iles Sous-le-Vent

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Après Tahiti, la société Tahiti Marine Products (TMP) étend ses sites test d’élevage d’holothuries aux îles sous le vent. L’entreprise vient de poser dix enclos pilote dans plusieurs lagons de l’archipel. Des essais qui, s’ils s’avéraient fructueux, pourraient permettre le développement de la filière aux Raromatai.

Publié le 22/02/2023 à 13:47 - Mise à jour le 22/02/2023 à 18:06

Après Tahiti, la société Tahiti Marine Products (TMP) étend ses sites test d’élevage d’holothuries aux îles sous le vent. L’entreprise vient de poser dix enclos pilote dans plusieurs lagons de l’archipel. Des essais qui, s’ils s’avéraient fructueux, pourraient permettre le développement de la filière aux Raromatai.

La semaine dernière, une équipe de la société a jeté l’ancre aux Iles Sous-le-Vent pour installer 10 enclos pilote de 30 mètres carrés : 6 à Raiatea, 2 à Huahine et 2 à Bora Bora. Des installations destinées à l’élevage des holothuries communément appelées rori. Le choix des sites de pose des enclos a été murement réfléchi.

« Il faut que la profondeur soit d’un mètre maximum pour que les enclos restent au-dessus de la surface de l’eau pour ne pas que les animaux s’échappent », explique Maheata Garbutt, technicienne chez TMP, « il faut aussi des endroits qui sont au maximum protégés des courants et de la houle et qu’il y ait des riverains autour pour qu’il y ait un peu de surveillance ».

Le dispositif est monté en 2 heures à peine. Chaque enclos accueille ensuite 50 juvéniles. C’est ici qu’ils évolueront pour les mois à venir. Cette phase test permettra d’observer leur comportement dans leur nouveau milieu : de l’ensemencement au grossissement.

« Sur les Raromatai, on place les enclos sur 10 sites différents, avec différents types de substrats (…) On aura un suivi, qu’on espère mensuel, sur la croissance et la survie des animaux. Cela permettra de déterminer les sites propices », ajoute Mahanatea Garbutt.

« Un revenu supplémentaire »

Ce projet a déjà fait ses preuves sur la Presqu’île de Tahiti. Et il intéresse de plus en plus les habitants des archipels qui y voient une source potentielle de profits.

« A terme, notre objectif, c’est que les particuliers s’occupent du pré-grossissement et du grossissement et nous, la société, on s’occupera de l’écloserie, c’est-à-dire fournir les juvéniles. Cela apportera aux particuliers un revenu supplémentaire », estime Mahanatea Garbutt.

Les enclos ont été posés dans les lagons de Raiatea, Huahine et Bora Bora. (Crédit TNTV).

Nettoyeur des océans, le rori joue un rôle primordial dans l’équilibre des écosystèmes. Mais il est aussi prisé du milieu gastronomique et, par ses caractéristiques biochimiques, il intéresse également les laboratoires, selon Maheata Garbutt : « le but premier de notre société, c’est de vraiment pouvoir valoriser ces animaux comme pour des produits pharmaceutiques, nutraceutiques ou cosmétiques »  

D’autres sites seront définis dans les prochains jours. TMP espère, à terme, toucher tous les marchés à l’international.

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