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Economie : seul un tiers des entreprises envisagent de retrouver une activité normale avant la fin de l’année

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L'Institut d'émission d'outre-mer (IEOM) a publié jeudi les résultats d'une enquête réalisée entre le 1er et le juillet auprès de 924 entreprises sur les conséquences économiques et financières du covid-19 sur les entreprises du fenua durant les mois de mai et juin.

Publié le 07/08/2020 à 17:30 - Mise à jour le 07/08/2020 à 17:31
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L'Institut d'émission d'outre-mer (IEOM) a publié jeudi les résultats d'une enquête réalisée entre le 1er et le juillet auprès de 924 entreprises sur les conséquences économiques et financières du covid-19 sur les entreprises du fenua durant les mois de mai et juin.

L’enquête « Les entreprises face à la crise en mai et juin 2020 » publiée jeudi par l’Institut d’émission d’outre-mer (IEOM) a été réalisée avec les réponses de 924 entreprises, recueillies entre le 1er et le 20 juillet.

La synthèse de ces réponses indique que les six semaines de confinement général ont eu un impact négatif sur l’activité de plus de 77% des entreprises. Le top 3 des secteurs les plus touchés étant : l’hôtellerie et les services touristiques, impactés à 99% ; la perle, touchée à 91% ; et la restauration, impactée à 88%. Le commerce alimentaire, impacté à 45%, a été le moins touché.

Tous secteurs confondus, 40% des entreprises ont constaté une légère reprise d’activité en mai et juin. 37% ont au contraire subi une poursuite de la dégradation. 17% n’ont vu aucun changement et 6% ont bénéficié d’une forte reprise.

L’absence de clientèle, principal frein à la reprise

Parmi les entreprises dont le chiffre d’affaires réalisé en mai et juin est inférieur à la normale, 55% notent l’insuffisance de la clientèle locale qui est selon les cas moins nombreuse ou moins dépensière. De plus, 51% mettent en cause l’absence de la clientèle internationale qui résulte directement de la fermeture du trafic aérien, hors vols de continuité territoriale.

24% des entreprises pointent également une insuffisance de la commande publique. Pour 20% d’entre elles, les difficultés sont liées au fret international ; et 16% parlent de difficultés liées au transport inter-îles.

44% des entreprises constatent une forte dégradation de leur trésorerie par rapport à la situation habituelle. À la fin du mois de juin, un tiers des entreprises ne sont pas à jour pour le règlement d’échéances dont elles n’ont pas obtenu de report. Elles étaient 44% à être dans ce cas à fin avril.

Les retards de paiement des impôts et taxes, des cotisations sociales et des fournisseurs concernent une entreprise sur six.

La perte du chiffre d’affaires a un impact négatif sur la trésorerie de 71% des entreprises. Les tensions proviennent des retards de paiement de la clientèle pour une entreprise sur deux et d’un raccourcissement des facilités de règlement accordées par les fournisseurs pour une sur trois.

Une reprise qui peine à dissiper les incertitudes

La multiplication des facteurs de reprise (déconfinement, ouverture des vols inter-îles, puis internationaux…) a conduit certains entrepreneurs à réviser leurs prévisions de chiffre d’affaires plus favorablement par rapport au début du mois de mai 2020. Il devrait même retrouver son niveau normal, voir le dépasser pour près 20% des entreprises contre 14% lors de la première enquête.

Néanmoins, le bilan sur l’année pourrait s’avérer lourd pour 30% des entreprises qui redoutent une perte de plus de la moitié de leur chiffre d’affaires. Les plus pessimistes sont particulièrement concentrées dans les secteurs de l’hôtellerie et des services touristiques ainsi que dans la filière perle.

À moyen terme, les perspectives restent sombres. Seul un tiers des entreprises envisagent de retrouver une activité normale avant la fin de l’année civile. Un délai supérieur à deux ans, soit après le troisième trimestre 2022, est attendu par 13% des entreprises.

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