jeudi 16 septembre 2021
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Economie : sans touristes, les artisans peinent à s’en sortir

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Lorsqu’il est question de crise économique en raison de la pandémie mondiale, les regards se tournent en premier vers le secteur touristique, le plus impacté par la fermeture des frontières. Si on en parle peut, indirectement, les artisans font aussi partis de ceux touchés de plein fouet.

Publié le 17/04/2021 à 18:01 - Mise à jour le 18/04/2021 à 10:53
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Lorsqu’il est question de crise économique en raison de la pandémie mondiale, les regards se tournent en premier vers le secteur touristique, le plus impacté par la fermeture des frontières. Si on en parle peut, indirectement, les artisans font aussi partis de ceux touchés de plein fouet.

Parmi les 20 000 emplois fragilisés par la crise, les salariés des compagnies aériennes ou des hôtels ne sont pas les seuls concernés. De nouveau dans la lumière depuis l’inauguration de l’exposition Tahiti I Rima’i, les artisans aux mains d’or retrouvent leur public après une année bien sombre pour la plupart d’entre eux.

“Ca a été très dur, car il n’y a pas eu d’entrée d’argent”, confit une artisane de l’exposition. “Ca a changé. Tout s’est arrêté. Ce n’est pas comme avant. On est obligé de patienter”, déclare sa collègue.

Une autre admet que “notre chiffre d’affaire a bien baissé, de 80% au moins. Il n’y a plus de touristes, plus de bateaux”. Car comme le reconnaît un exposant, “on dépend du tourisme ! On a tellement été habitué comme ça que là, avec les problèmes qu’on a eu, on a vu à quel point nous sommes embêtés !”

Si la clientèle locale a permis de limiter les dégâts, la réouverture des frontières a fait naître une lueur d’espoir pour des artisans qui, selon Mama Fauura Bouteau, “sont à zéro. Zéro moral, zéro argent. Plus de trésorerie”. La présidente de l’association artisanat d’art reconnaît en effet qu'”on a besoin des touristes. […] Il faut ouvrir, il faut les laisser venir”.

Mais certains gardent en tête que le maintien de la fermeture du Pays serait une garantie pour la sécurité sanitaire de tous. Véritable dilemme, les artisans, chez qui le discours varie, sont bien soulagés de ne pas endosser le costume de président.

En attendant la réouverture du Pays, les créateurs locaux exposeront leurs œuvres jusqu’au 12 juin dans le hall de l’Assemblée, de la CCISM et au rez-de-chaussée du centre Vaima.

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