E-commerce : les marchés en ligne comme alternative aux réseaux sociaux

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Facebook perdra-t-il bientôt du terrain en Polynésie en matière de ventes en ligne ? Plusieurs market places, ou marchés en ligne, se sont créés ces dernières années. L'un des premiers, Tahitian store, est toujours en place. Et la Chambre de commerce prépare, elle aussi, l'ouverture de sa plateforme. Le point dans la Tech Zone.

Publié le 10/06/2023 à 19:00 - Mise à jour le 11/06/2023 à 8:04

Facebook perdra-t-il bientôt du terrain en Polynésie en matière de ventes en ligne ? Plusieurs market places, ou marchés en ligne, se sont créés ces dernières années. L'un des premiers, Tahitian store, est toujours en place. Et la Chambre de commerce prépare, elle aussi, l'ouverture de sa plateforme. Le point dans la Tech Zone.

C’est un fait : les entreprises du fenua sont de plus en plus connectées. Mais souvent, les commerçants choisissent de vendre via les réseaux sociaux plutôt que via un site Internet.

Selon des chiffres de la Chambre de commerce (CCISM), 63% des entreprises interrogées ont déjà créé leur page professionnelle sur Facebook. Et seules 13% des entreprises interrogées déclarent posséder un site de vente en ligne sur lequel leurs clients peuvent régler directement leurs achats.

Vendre via les réseaux plutôt que sur un site internet, un choix lié au coût de réalisation d’une plateforme web. Pour permettre aux commerçants d’avoir accès à une boutique en ligne, des market places ont vu le jour. Certains ont disparu, mais d’autres subsistent, à l’image de Tahitian Store sur laquelle l’inscription est gratuite : « la force du site, c’est que c’est vraiment le vendeur, comme dans un marché, qui est en interaction directe avec le client, où qu’il soit dans le monde, explique Nicolas Plichart, son créateur. Le vendeur encaisse lui-même son argent, vend son produit et gère lui-même l’expédition de son produit. Il peut choisir l’organisme d’expédition qu’il veut et peut même définir les coûts d’expédition ou se fier au calcul automatique du site. »

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La CCISM a décidé, elle aussi, d’offrir une place de marché virtuelle aux commerçants du fenua, en collaboration avec Fare Rata. Mais plus que proposer une boutique en ligne, la Chambre de commerce souhaite former les vendeurs 2.0… « L’importance d’une solution de e-commerce, c’est de diversifier ses ventes, mais c’est aussi fidéliser ses clients, souligne Vatea Toofa, directeur de la communication et du marketing à la CCISM. Toutes ces formations sont proposées par la CCISM et toute entreprise abonnée à Fenua Market pourra bénéficier de ces formations. »

Un abonnement à la plateforme gratuit pour l’instant, mais qui deviendra payant le 15 juillet, au lancement officiel de Fenua Market.

Les marchés en ligne présentent plusieurs avantages par rapport aux réseaux sociaux : une simplification du parcours client, une sécurité de paiement via des plateformes spécialisées, mais aussi une meilleure visibilité des produits locaux à l’international. Pour Nicolas Plichart, « le but est de développer un écosystème avec les entrepreneurs locaux pour développer les exportations et limiter les importations. » Une vingtaine d’entreprises polynésiennes sont déjà inscrites sur Tahitian store qui pourrait également s’étendre aux services et pensions de famille…

Et si certains utilisateurs des market places pourraient être freinés par le fait de payer en ligne, la plateforme de la CCISM proposera le paiement en espèces, via les agences OPT qui se chargeront aussi des expéditions de colis. La Chambre, qui est en contact avec les associations de commerçants de plusieurs communes, a déjà été approchée par une cinquantaine d’entreprises locales.

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