Deblock, une néobanque pour gérer monnaie et crypto, accessible en Polynésie

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Une nouvelle néo-banque s'ouvre aux clients de Polynésie. Et c'est une première, elle propose un compte courant classique, mais aussi un portefeuille auto-géré qui permet de détenir des crypto "en propre".

Publié le 09/04/2024 à 10:16 - Mise à jour le 13/04/2024 à 22:56

Une nouvelle néo-banque s'ouvre aux clients de Polynésie. Et c'est une première, elle propose un compte courant classique, mais aussi un portefeuille auto-géré qui permet de détenir des crypto "en propre".


Elle était attendue des utilisateurs d’actifs crypto : la néo-banque Deblock se lance officiellement ce mardi 9 avril. Et elle est accessible depuis la Polynésie. « On lance notre première version accessible à tout le monde, y compris aux Polynésiens, annonce Claire Balva, VP stratégie. Il n’y aura que l’euro dans la toute première version et on va ajouter des devises au fur et à mesure, dont le Franc Pacifique prévu avant la fin de l’année. »

L’organisation du premier Polynesian islands crypto summit en 2022 par Hellmouth Banner, ex-rédacteur en chef du Journal du Coin résident de Moorea, a mis en évidence l’intérêt des Polynésiens pour les sujets du Web 3 et principalement les crypto actifs. Pour Deblock, il y a un « vrai marché » au fenua. Un marché sur lequel peu de néo-banques ont réussi à s’installer.

En décembre dernier, Revolut a décidé de fermer l’accès à ses clients du fenua. « Revolut exerçait ses activités en Polynésie depuis quelques années en souhaitant vouloir utiliser le passeport européen qui permet à un établissement situé dans un autre pays. Le problème, c’est que la Polynésie française ne fait pas partie de l’espace économique européen. Donc une banque qui est installée comme Revolut en Lituanie, qui a obtenu un agrément là-bas, ne peut pas exercer son activité en Polynésie française », expliquait en fin d’année le directeur de l’Institut d’émission d’outre-mer (IEOM) Fabrice Dufesne.

Lire aussi : Revolut largue ses clients de Polynésie

Deblock quant à elle, est agréée par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) « qui dépend de la Banque de France. Ce qui nous autorise directement à aller en Polynésie, explique Claire Balva. Ça a été difficile comme c’est difficile d’aller chercher une autorisation. C’est un peu plus difficile d’aller les chercher en France que dans d’autres pays européens puisque la France est réputée pour être assez stricte sur le plan règlementaire, mais on a réussi ».

Des actifs crypto détenus en propre

Concrètement, que propose Deblock ? Comme d’autres neobanques, un compte bancaire avec IBAN français, une carte Visa, personnalisable, des sous comptes, etc.
Mais elle a une particularité : elle propose un portefeuille auto-géré « qui permet d’avoir des crypto, actifs numériques, qu’on détient en propre. C’est-à-dire que, contrairement à ce que font d’autres néo-banques, ce n’est pas Deblock qui détient les crypto pour ses clients et qui leur propose une exposition à des produits synthétiques, c’est vraiment l’utilisateur qui détient lui-même ses clefs et tout ça de manière fluide et facile d’utilisation. »

Il est possible de déposer, et de retirer des cryptomonnaies. « Il est possible de choisir d’utiliser que le wallet crypto ou que le compte courant, mais l’avantage, c’est d’avoir les deux dans la même application et de pouvoir, non seulement convertir facilement du monde bancaire au monde crypto, ce qui n’est pas toujours simple, et pouvoir aussi visualiser tout au même endroit. »

À l’origine de Deblock, des anciens de Revolut : Jean Meyer, directeur général crypto chez Revolut, Adriana Restrepo, directrice générale des opérations chez Revolut, Aaron Beck, directeur général des paiements chez Revolut mais aussi Mario Eguiluz, directeur de l’ingénierie chez Ledger… « Effectivement, dans les fondateurs, il y a des personnes qui étaient chez Revolut et qui travaillaient sur les sujets crypto et ça n’a pas été simple de travailler sur les crypto dans une banque comme Revolut. Moi, je n’étais pas chez Revolut, mais j’ai fait du conseil spécialisé crypto auprès des banques et j’ai bien vu que les gens qui essayaient de faire de la crypto dans les banques avaient plein d’obstacles, que c’était très difficile de convaincre, se souvient Claire. Créer une nouvelle structure qui fasse nativement les deux, à la fois la partie euro et la partie crypto, ça permet de faire beaucoup plus de choses que de partir d’une banque déjà existante qui s’est construite uniquement sur l’euro et des comptes courant classiques pour essayer d’y mettre de la crypto au forceps. (…) Parallèlement, il y a un constat marché d’un besoin de plein de gens de faire des conversions très facilement « 

Pour ouvrir un compte, il faudra des documents d’identité, un justificatif de domicile ou encore un selfie, comme pour d’autres banques. Mais l’entreprise promet une inscription rapide.

Et pour ceux qui n’y connaitraient rien à l’univers de la crypto et du Web 3 et qui voudraient comprendre, Deblock compte créer du contenu informatif, « des articles de blog, des vidéos sur YouTube pas mal de choses ».

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