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Covid-19 : à Raiatea, les entreprises de location de voitures en difficulté

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La crise sanitaire impacte de nombreuses sociétés du fenua. Le tourisme et les activités annexes en font les frais, tout comme les sociétés de location de véhicules. À Raiatea, les chefs d’entreprise essaient tant bien que mal d'aider leur personnel alors qu'ils n'ont aucune rentrée d’argent depuis le début du confinement.

Publié le 15/04/2020 à 11:50 - Mise à jour le 15/04/2020 à 12:45
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La crise sanitaire impacte de nombreuses sociétés du fenua. Le tourisme et les activités annexes en font les frais, tout comme les sociétés de location de véhicules. À Raiatea, les chefs d’entreprise essaient tant bien que mal d'aider leur personnel alors qu'ils n'ont aucune rentrée d’argent depuis le début du confinement.

Cela fait un mois déjà que la quarantaine de véhicules d’une entreprises de location de voitures est au parking. Pour ne pas laisser son personnel sur le carreau, la société a dû aménager les horaires de travail de ses employés. « Une personne est d’astreinte une heure le matin et une heure l’après-midi pour répondre aux mails. On a beaucoup de demandes d’annulations actuellement. (…) On a mis en congés ceux qui sont en contrat, et nos patentés viennent travailler à mi-temps au lieu d’un temps complet, pour qu’au moins, ils aient un peu d’argent pour manger etc. à la fin du mois » explique Raihau Fateata, actionnaire d’une société de location de voitures.

Même avec l’annonce d’un déconfinement possible pour les îles épargnées par le coronavirus, il reste difficile pour ces sociétés d’envisager une reprise de l’activité, surtout que les aéroports resteront fermés pour éviter toute propagation du virus. « La plupart de nos clients sont des commerciaux et des touristes. Cela représente environ 70% de notre chiffre d’affaires. On va donc essayer de louer aux résidents de Raiatea » poursuit Raihau Fateata.

Dans une autre agence de l’île, le personnel a été mis en congés. Et même sans aucune rentrée d’argent, les sociétés doivent toujours faire face aux frais de fonctionnement. « Déjà, aujourd’hui, on doit payer la part salariale à la CPS, alors que normalement cela doit être reporté. (…) On a pu voir avec les banques le report des crédits. Et en ce qui concerne les charges fixes comme le téléphone etc. ça sera à la fin du mois. À l’heure actuelle, on puise dans la trésorerie. Mais on ne sait pas trop jusqu’à quand on va tenir » s’inquiète Randy Amaru, chef d’entreprise.

Comme dans plusieurs activités économiques au fenua, ce secteur est au point mort tandis que les charges fixes se maintiennent. Selon les estimations, il faudrait 6 mois, voire plus, aux sociétés pour redresser la barre après que la crise sanitaire soit maitrisée.

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