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Confinement à Papeete : chacun doit prendre ses marques

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Ce lundi est le premier jour de ces deux semaines de confinement décrétées vendredi après-midi, mais il survient après un week-end de confinement lui aussi. Pourtant, ce matin, les routes et le centre-ville de la capitale étaient loin d’être déserts. Difficile, tant pour les commerçants que pour les usagers de s’y retrouver dans ce qui est possible et ce qui ne l'est pas.

Publié le 23/08/2021 à 21:00 - Mise à jour le 24/08/2021 à 9:15
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Ce lundi est le premier jour de ces deux semaines de confinement décrétées vendredi après-midi, mais il survient après un week-end de confinement lui aussi. Pourtant, ce matin, les routes et le centre-ville de la capitale étaient loin d’être déserts. Difficile, tant pour les commerçants que pour les usagers de s’y retrouver dans ce qui est possible et ce qui ne l'est pas.

Le confinement et son système de dérogations : un concept à clarifier… Ce matin, à Papeete, on se serait presque crus un jour de semaine classique. “Je ne savais pas qu’il y avait le confinement dans la semaine, déclare une passante. Le week-end, j’étais au courant, mais pas la semaine”!

Les commerces alimentaires, d’informatique ou de première nécessité sont autorisés à ouvrir. Mais il n’est pas possible de s’installer pour consommer sur place.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Ce lundi matin vous pouviez repartir avec un en-cas à emporter… mais pas forcément vous fournir partout en matériel parascolaire… paradoxe. La majorité des usagers pris de cours par les annonces vendredi après-midi, étaient pourtant sortis s’équiper pour l’école à la maison ou le télétravail.

“Je suis venue en ville pour pouvoir faire les derniers achats pour assurer la continuité pédagogique, car je suis enseignante, mais également pour la continuité pédagogique de ma fille”, explique une maman.

Ce confinement version 2021 permet à une partie des commerçants d’espérer limiter les pertes en terme de budget. Certains ont d’ailleurs aménagé un drive. “Je ne vends que des produits à emporter : cafés, salades, sandwichs, pour aujourd’hui, demain, et après, je verrai ce que ça donne, précise Maryse Dagorne, gérante d’un snack dans le centre de Papeete. Si c’est intéressant voire un peu intéressant, je resterai. Si c’est pour jeter, ce n’est pas la peine”.

La commerçante ajoute : “Ce matin, j’ai trouvé qu’il y avait pas mal de jeunes qui se baladaient, et beaucoup de circulation en ville. Mais cela ne se traduit pas en terme d’achats”.

Vendeuse de chocolats et sucreries, Nathaly Pignolet attend de voir si la clientèle sera au rendez-vous, et comment elle va devoir s’adapter aux demandes : “Aujourd’hui, je suis venue pour faire un test de deux ou trois jours, voir si ça fonctionne. Certains magasins autour ont le droit d’ouvrir et on va essayer de bénéficier de leur clientèle nous aussi. Nous avons d’ailleurs eu quelques coups de fil. Le chocolat, c’est bon pour le moral, c’est le moment d’en consommer! “

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Mamas fleurs, horticulteurs et artisans eux ont disparu du marché, laissant place vide. Les rideaux de fer sont baissés. Seule la partie alimentaire reste ouverte au public.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Dans les rues, de nombreux jeunes affranchis des mesures restrictives… et pourtant selon le dernier bulletin de veille sanitaire le taux d’incidence atteint des sommets chez les 20-44 ans.

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