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Commerçants : poursuivre l’activité malgré la Covid, coûte que coûte

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Au cœur de la capitale, de nombreux commerces sont fragilisés par les conséquences de la crise actuelle. Les plus petits tentent de maintenir leur activité, et d’autres enseignes, plus grosses, misent sur des jours meilleurs en investissant dans de nouveaux magasins et dynamiser la machine économique.

Publié le 05/11/2020 à 16:57 - Mise à jour le 06/11/2020 à 10:47
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Au cœur de la capitale, de nombreux commerces sont fragilisés par les conséquences de la crise actuelle. Les plus petits tentent de maintenir leur activité, et d’autres enseignes, plus grosses, misent sur des jours meilleurs en investissant dans de nouveaux magasins et dynamiser la machine économique.

Une enseigne de 800m2 vient d’ouvrir les portes d’un nouveau concept de magasin au centre de Papeete. Un “family store” pour répondre aux besoins de la clientèle locale. Textiles, produits de beauté, accessoires… sont à des prix abordables. Pour l’entrepreneur Gérard Burlats, directeur de GEMO textiles, le pari est risqué face à la crise actuelle, mais le projet est réfléchi : “C’est un investissement qui est lourd. Mais on considère que nous sommes une entreprise citoyenne et que l’on doit participer à la vie économique du territoire, d’autant plus quand ce territoire présente des difficultés dues à la pandémie”.

L’ouverture du magasin a permis d’embaucher 5 personnes et de fournir du travail à plusieurs corps de métiers pour effectuer les travaux d’aménagement. L’entreprise n’occulte cependant pas la crainte d’un éventuel reconfinement. Une épée de Damoclès qui pèse sur l’ensemble des commerces.

Une boutique de maillots de bain garde espoir malgré un ralentissement de l’activité. 35% de son chiffre d’affaires se faisait grâce aux touristes, de plus en plus rares dans la capitale. Et le reste de sa clientèle freine aussi ses achats. “C’est très difficile de se projeter car on ne sait pas dans quelle direction on va. Malheureusement, on vient d’ouvrir, on essaie de tenir, mais on verra dans les jours à venir ce que va devenir l’économie locale” confie Almary Sanchez, gérante de la boutique. Pour réduire le coût de son loyer, la boutique a déménagé dans un local plus petit du centre Vaima.

Le coût des charges, un poids dans une balance également difficile à équilibrer chez cet artisan bijoutier. Dans son atelier, Tavita Maamaatuaiahutapu ne fait plus que quelques réparations pour faire des rentrées d’argent : “Même s’il y a des aides, on continue à payer les charges fiscales, la patente, la TVA, la CPS… Donc il n’y pas d’équilibre en fin de compte”.

En 37 ans d’expérience, le bijoutier n’avait jamais connu une période aussi incertaine pour maintenir son entreprise.

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