samedi 22 janvier 2022
A VOIR

|

Comment se porte la perle noire de Tahiti ?

Publié le

La perliculture est la deuxième ressource propre du Pays. Mais le secteur est en souffrance depuis 2019 avec des recettes d’exportations divisées par 2 selon l’Institut de la Statistique de Polynésie (ISPF), soit 2,5 milliards de Fcfp en 2020 contre 5 milliards en 2019. Une baisse alarmante dûe en partie à la pandémie. Mais ce qui inquiète les producteurs aujourd’hui, c’est le manque de greffeurs.

Publié le 10/12/2021 à 9:15 - Mise à jour le 10/12/2021 à 9:38
Lecture < 1 min.

La perliculture est la deuxième ressource propre du Pays. Mais le secteur est en souffrance depuis 2019 avec des recettes d’exportations divisées par 2 selon l’Institut de la Statistique de Polynésie (ISPF), soit 2,5 milliards de Fcfp en 2020 contre 5 milliards en 2019. Une baisse alarmante dûe en partie à la pandémie. Mais ce qui inquiète les producteurs aujourd’hui, c’est le manque de greffeurs.


Bloqués dans leurs pays, les greffeurs chinois manquent à l’appel depuis deux ans. Une absence qui provoque une baisse importante de la production de perles de qualité. Dans un stand de bijoux au marché de Papeete, l’approvisionnement en perles a été divisé par deux. “Avant, on achetait jusqu’à 1 000 pièces, et là, on a en 500. Parfois, on arrivait à avoir des lots où la perle était à 250-300 Fcfp, là cela va de 500 à 1 000 Fcfp la perle” indique Heiani Riaria, vendeuse de bijoux en perles.

Lire aussi > Un premier salon Poe Ma’ohi pour les 60 ans de la perle de Tahiti

Plus performante et moins chère, la main d’œuvre chinoise s’est forgée une réputation dans la greffe d’huîtres perlières. Une pratique, pourtant, où les Polynésiens excellent. Face à cette situation, la formation de greffeurs locaux est plus que nécessaire. “Il faut soutenir nos greffeurs locaux, et il faudrait créer des structures pour mieux les former et les accompagner” confie Fanny Yip, gérante de bijouterie

En 2020, on comptait 80 producteurs de moins qu’en 2018. Malgré ces chiffres, les professionnels de la perle gardent espoir.

infos coronavirus