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Block Friday : et en Polynésie ?

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Ils sont une poignée, mais veulent le faire savoir. Militants, commerçants, ils s’opposent au Black Friday, cette opération de ventes au rabais directement inspirée d’une pratique commerciale des États-Unis. À Papeete, si plusieurs enseignes affichent des promotions depuis plusieurs jours, certains préfèrent ne pas y participer et prônent une autre façon de consommer.

Publié le 29/11/2019 à 16:09 - Mise à jour le 02/12/2019 à 15:57
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Ils sont une poignée, mais veulent le faire savoir. Militants, commerçants, ils s’opposent au Black Friday, cette opération de ventes au rabais directement inspirée d’une pratique commerciale des États-Unis. À Papeete, si plusieurs enseignes affichent des promotions depuis plusieurs jours, certains préfèrent ne pas y participer et prônent une autre façon de consommer.

Le Black Friday a ses partisans et ses opposants. En quelques années, cette journée de promotion est devenue une véritable stratégie de vente pour la majorité des commerçants. Certains pourtant s’opposent à cette multiplication d’opérations commerciales comme l’explique Devyca Manes, commerçante au centre-ville de Papeete : « Il y a des artisans ou commerçants qui n’ont pas ce stock à écouler parce qu’ils font des créations uniques avec de la valeur ajoutée, et qui ne se résument pas à -50% ou -30% attendus dans l’année ».

Promotions, soldes ou encore déstockage, tout se mélange. Le Black Friday reste à l’image d’une société de surconsommation, avec l’accumulation des biens. Pourtant, les modes de consommation évoluent et certains commerçants prônent une économie plus éco-responsable. « On ne voit plus que l’argent et le profit. Ok, c’est top, on fait des économies. Mais derrière tout ça, il faut penser au prix qu’a vraiment le produit, aux emplois qu’il y a derrière, à la matière, à la ressource qui a été utilisée pour ça, si ça vaut vraiment le coup de l’utiliser… » explique Noéline Faussane, commerçante.

Les commerces usent de cette mode planétaire pour doubler voire tripler leurs ventes. Les remises se font sur tous les articles pour satisfaire la clientèle, mais ces achats sont-ils vraiment utiles ? « C’est plus de l’achat impulsif. On n’en a pas forcément besoin, mais on achète quand même » concède une cliente. « Le Black Friday, c’est un règlement strict, cela dure du vendredi au samedi. Ce qui permet de faire des promotions sur les nouveautés etc. Rien n’empêche aussi quelques petits magasins de déstocker » précise Jim Siu, vendeur.

Dans ce modèle économique, plusieurs actions de contestations se multiplient en métropole et dans le monde : c’est le Block Friday. En Polynésie, des groupes apparaissent sur les réseaux sociaux. Pour cette éco-sentinelle qui œuvre pour le développement durable, ces actions de désobéissance civile ont du sens. « C’est très important que les gens commencent à se regrouper. Pour ça, les réseaux sociaux sont super. Petit à petit, les gens se rendent compte, se retrouvent, et échangent sur ces questions-là, et des actions réelles et concrètes peuvent naître de tout ça » nous dit Laureline Reynaud, présidente de l’association Uni’Terre.

Dans cette course aux bonnes affaires et au renouvellement des stocks dans les magasins, on en oublierait presque qu’il y a quelques jours, la Polynésie célébrait la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets.

Extinction Rébellion Fenua passe à l’action

Décrit comme un « mouvement de désobéissance civile non violent qui répond aux crises environnementales et climatiques de ce siècle comme l’effondrement de la biodiversité et des zones d’habitats naturels ou le changement climatique », Extinction Rébellion Fenua qui est une antenne locale d’un mouvement naît en Grande-Bretagne il y a deux ans, a décidé de passer à l’action.

Vendredi et samedi, les militants ont mené des actions pour dénoncer le désastre écologique et social engendré par la surconsommation qui est fortement encouragé lors du Black Friday et sensibiliser les passants.

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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