mardi 19 janvier 2021
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Avec la crise, les vendeurs de bords de route, de plus en plus nombreux

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La crise sanitaire accentue la crise économique et pousse certains à trouver d'autres sources de revenus. Ils s’improvisent commerçants en vendant le temps d’un dimanche, firi firi, pua rôti et autres fritures. Nous sommes allés à leur rencontre.

Publié le 27/12/2020 à 14:03 - Mise à jour le 28/12/2020 à 11:27
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La crise sanitaire accentue la crise économique et pousse certains à trouver d'autres sources de revenus. Ils s’improvisent commerçants en vendant le temps d’un dimanche, firi firi, pua rôti et autres fritures. Nous sommes allés à leur rencontre.

Vous les avez certainement remarqués, chaque dimanche matin aux abords des routes de Faa’a, ces petits commerçants vendent des plats, firi firi, poisson cru ou encore pua’a rôti. Ils sont de plus en plus nombreux depuis la crise sanitaire. Pour certains, cette activité est une manière d’arrondir les fins de mois, pour d’autres c’est un moyen de nourrir la famille : « C’est venu quand on a commencé à avoir la covid en Polynésie. Pendant le confinement, on a commencé à penser à autre chose. C’est une idée pour pouvoir subvenir à nos besoins. Comme je travaille dans l’hôtellerie. Difficile d’avoir un salaire normal donc on fait des plats », confie Chevalier Hikutini.

La majeure partie des personnes rencontrées ce dimanche, expliquent être en règle pour exercer ce type de vente. « Moi j’ai une patente pour pouvoir vendre. La mairie est venue nous voir pour ça. On a présenté nos attestations pour pouvoir vendre en bord de route. Par contre on n’a pas le droit d’aller à l’intérieur. On doit vendre en bord de route », explique Cédric Tama, venu vendre des plats avec sa maman.

« On se lave les mains, on porte les gants, on porte les masques et on essaie de garder la distance avec les clients. (…) J’ai une patente. J’ai fait toutes les démarches au niveau de la Chambre de commerce, de l’hygiène, de la mairie et même de la police municipale de Faa’a », assure de son côté Teihoarii Mahina.

À Tahiti, Moorea mais aussi dans les îles, de nombreuses familles ont choisi de vendre des plats en bord de route chaque dimanche. Une manière simple et rapide de gagner un peu d’argent.

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