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Augmentation du Smig : et la classe moyenne ?

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À compter du 1er octobre, une nouvelle revalorisation du Smig prendra effet. Une augmentation bienvenue pour faire face à l’inflation. Si la flambée des prix met dans le rouge les ménages modestes, elle fragilise également une partie des classes moyennes. Comment faire pour les aider ? et quelles solutions proposent les partenaires sociaux ?

Publié le 23/09/2022 à 16:54 - Mise à jour le 23/09/2022 à 16:56
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À compter du 1er octobre, une nouvelle revalorisation du Smig prendra effet. Une augmentation bienvenue pour faire face à l’inflation. Si la flambée des prix met dans le rouge les ménages modestes, elle fragilise également une partie des classes moyennes. Comment faire pour les aider ? et quelles solutions proposent les partenaires sociaux ?

Emma, comptable depuis plus de 10 ans, fait partie de ceux dont les revenus sont trop élevés pour bénéficier d’aides et pas assez pour ne pas avoir à serrer toujours plus leur budget. C’est le cas d’une partie des foyers de classes moyennes du fenua, qui subissent eux aussi de plein fouet l’inflation. “C’est vrai que depuis la crise, les fins de mois sont assez difficiles. Maintenant les courses, ce n’est plus comme avant. On n’a plus le chariot rempli à ras bord comme on avait l’habitude de le faire. Il faut vraiment faire le tour des magasins pour gratouiller un peu partout pour avoir le moins cher possible et encore…”

Lire aussi : Le SMIG passe à 162 973 Fcfp à partir du 1er octobre

Des fins de mois difficiles et l’inflation qui ne cesse d’augmenter… Sur 12 mois, elle est passée à 7.2%. Une perte de pouvoir d’achat conséquente qui met en péril aussi les classes moyennes. Pour les syndicats de salariés il faut trouver une solution. Patrick Galenon, lui, propose, de prendre exemple sur la Métropole : “Les primes c’est entre 500 et 1000 euros et une augmentation de salaire de l’ordre 3.5 à 6% selon les entreprises. Prenons une entreprise moyenne : Air France. C’est 1000 euros de prime et 4.5% d’augmentation. (…) Il faut que les patrons s’inspirent de ça.”

Pour les patrons justement, il faut se concentrer sur le pouvoir d’achat des ménages. Une solution selon le vice-président de la CPME, Maxime-Antoine Michard : “La situation est compliquée pas uniquement pour les personnes qui sont au Smig mais également pour les catégories supérieures. Aujourd’hui, le vrai travail qu’il y aurait à faire ce serait un travail sur le pouvoir d’achat et le travail sur le pouvoir d’achat ne passe pas nécessairement uniquement par une augmentation du Smig. Aujourd’hui, il y a des dispositifs qui ont été mis en place, je pense notamment aux PPN. Il aurait peut-être été opportun de mesurer leur efficacité pour éventuellement les corriger pour les rendre plus efficaces plutôt que de systématiquement passer par des augmentations de Smig.”

Supprimer l’augmentation mécanique du Smig, hors de question pour les syndicats de salariés. Concernant les aides aux catégories moyennes, il faudra des négociations secteur par secteur. Des discussions en ce sens doit avoir lieu entre les partenaires sociaux en octobre.

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