samedi 8 août 2020
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Air Tahiti Nui : un avenir incertain

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L’Assemblée de Polynésie a adopté jeudi, lors de sa session extraordinaire, une avance en compte courant en faveur d’Air Tahiti Nui. Malmenée depuis le début de la crise sanitaire, la compagnie au tiare qui compte plus de 700 salariés, essaie tant bien que mal de garder la tête hors de l’eau. Pour y parvenir, diverses pistes sont envisagées.

Publié le 24/07/2020 à 16:57 - Mise à jour le 24/07/2020 à 16:57
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L’Assemblée de Polynésie a adopté jeudi, lors de sa session extraordinaire, une avance en compte courant en faveur d’Air Tahiti Nui. Malmenée depuis le début de la crise sanitaire, la compagnie au tiare qui compte plus de 700 salariés, essaie tant bien que mal de garder la tête hors de l’eau. Pour y parvenir, diverses pistes sont envisagées.

Réduction du temps de travail ou encore prêt auprès d’établissements bancaires… Air Tahiti Nui étudie plusieurs pistes. Car malgré la réouverture des vols internationaux, l’activité économique de la compagnie est au point mort. Elle doit sa survie à ses fonds propres. Mais pour tenir sur la durée, la direction vient de soumettre à son personnel un plan de départs volontaires.

« Le problème, c’est qu’on sait que pour les 2-3 années à venir, on ne retrouvera pas le niveau d’activité qu’on avait en 2019 voire dans les budgets de 2020. Donc à un moment donné, il n’y aura pas d’activité pour tout le monde, ce qui fait qu’on essaie de stimuler, d’encourager, avec un plan de départs volontaires. (…) On a raisonné en économie plutôt sur la masse salariale. On cherche 4 milliards sur 3 ans. Sur l’année, la charge salariale représente environ 8 milliards » explique Michel Monvoisin, Président Directeur Général d’Air Tahiti Nui.

La compagnie vient pourtant de bénéficier du soutien financier du Pays et de l’État. « L’avance en compte courant est une aide que le pays nous a octroyé. Elle a été destinée à nous aider à couvrir les frais, les charges des avions. Sur 4 avions, 2 sont en location et 2 ont été défiscalisés mais sur lesquels on a un emprunt. Ce sont les loyers mensuels et les charges d’emprunt qui sont pris en charge par ces 2 millairds » précise le P.-D.G.

Plus d’une semaine après l’arrivée des premiers vols commerciaux, le taux de remplissage des appareils est sensiblement équivalent à celui d’une basse saison: il est de 50% pour les vols Los Angeles-Papeete et de 20% pour les vols Papeete-Los Angeles. Et avec la mise en place des auto-tests, près de 15% de passagers n’ont pas pu embarquer à Los Angeles. « Les laboratoires sont débordés. Il y a une difficulté à avoir un rendez-vous, et ceux qui obtiennent le rendez-vous, le test n’est pas toujours délivré dans les 24 heures, et ils l’ont le 4ème jour, et c’est trop tard, on l’embarque pas. Et les Américains ont peur s’ils viennent de rester bloquer ici, qu’ils soient testés positifs au bout de 4 jours ici » nous dit Michel Monvoisin.

La compagnie locale traverse donc une période de turbulence qui, on l’espère, ne s’éternisera pas….

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Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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