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Vidéo – Moana’Ura Teheiura : « Remettre le jury à un niveau égal à celui des groupes »

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Publié le 01/07/2018 à 8:38 - Mise à jour le 01/07/2018 à 8:38
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38 groupes sont en compétition cette année. Vous allez devoir attribuer 52 prix. Comment vous sentez-vous à quelques jours du Heiva ?

Le travail du jury a commencé depuis le mois de mars ; Nous avons commencé à côtoyer le règlement, voté par l’ensemble des groupes. Au mois de mai, nous avons commencé à tourner autour de l’île pour rencontrer tous les groupes sur leurs lieux de répétitions. C’est un moment important car nous ne voulons pas rester des contemplateurs qui se contentent de juger les groupes. Il fallait se rapprocher des groupes, ouvrir le dialogue, se mettre à leur niveau et non pas au-dessus. Pouvoir discuter sur les points de règlement, sur les fiches de notation. Remettre le jury à un niveau égal à celui des groupes. Il faut être conscient que sans les groupes de chant et de danse, il n’y a pas de Heiva.

Les groupes avaient beaucoup de questions sur les critères. Est-ce que tout était clair ?

Ils avaient beaucoup de questions. Plusieurs contacts se sont faits avec les membres du jury. Il y a eu les tournées, les auditions, les répétitions générales : cela a permis d’affiner les critères.

Comment s’annonce le cru de cette année ?

Avec les 19 groupes en catégorie danse et 19 groupes en catégorie chant, on peut dire qu’il y a un très bon cru cette année. Nous avons un bon niveau. Il y a une conscience cette année à retourner vers la terre, l’essence même de notre culture : la terre. Les mots viennent de la terre. C’est ça qui est important. On déterre nos aito, on déterre nos légendes, on déterre nos pari pari. C’est quelque chose qui participe à la mémoire collective de notre pays. Il y a une conscience qui se met en place…

Il y a beaucoup de grands groupes qui concourent cette année mais il y a aussi beaucoup de groupes du district. On sent un engouement de plus en plus grand en dehors de la capitale… Vous le sentez aussi ?

Le district a toujours été présent. Mais cette année effectivement, nous avons une grande participation des districts, c’est important. Les districts viennent avec tout leur nuna’a derrière. Par exemple, pour Toahotu Vairao, tout le monde se déplace pour voir les répétitions. Elles ne sont plus des nuisances mais au contraire, elles deviennent des distractions. Cela permet de se rapprocher de sa culture. Cela permet à ces enfants, qui sont un peu éloignés, de se rapprocher de leur terre, de leur vallée et surtout de leurs valeurs…

Quelles particularités pour ce Heiva ?

Nous avons une richesse, une panoplie, une palette de tendances finalement à travers les spectacles et les chants qui nous sont proposés.

Les thèmes varient beaucoup…

Les thèmes varient beaucoup et cela que nous devons respecter. Ne pas imposer une seule vision dans notre culture. Montrer que notre culture est variée qu’elle est riche, qu’elle fait notre richesse. D’ailleurs, à l’intérieur de ce jury, nous avons des personnes différentes, avec des parcours différents, ce qui fait aussi la richesse.

Lors de l’ouverture du Heiva, le 4 juillet, un hommage à Patrick Amaru est prévu… 

Nous n’oublions pas. Comme l’ensemble des groupes, nous n’oublions pas ceux qui nous ont précédé, sans qui nous ne serions pas là. Patrick Amaru a été un des auteurs les plus primés cette année. Nous ne ferons pas un hommage feu d’artifice, nous ferons un hommage simple. Avec l’accord de la maison de la culture, chaque soir du Heiva, il sera lu un texte de Patrick Amaru en reo Tahiti et en français.

Avez-vous préparé les réponses aux polémiques que l’on retrouve chaque année pour le Heiva ?

Il n’y a pas de réponse. Je ne sais pas si cette année il y a beaucoup de polémique. Effectivement, il y a beaucoup de pression. On sent qu’elle monte puisque l’effectif est énorme. On sent que les groupes sont de plus en plus sous pression. On sait qu’on ne sera pas un jury parfait. On sera un jury qui sera consciencieux et rigoureux… On ne demande pas de faire des mécontents, mais il y en aura… J’en suis désolé.

Dossier de la semaine : les Evasan, pour qui ? Quand ? Comment ?

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