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Vidéo – Kaha, un tatoueur marquisien qui se passionne pour les motifs de ses ancêtres

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Publié le 10/01/2019 à 15:11 - Mise à jour le 10/01/2019 à 15:11
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Sa boutique de tatouage ressemble à celles que l’on trouve au centre-ville de Papeete. Il y a quatre mois, Kaha Autuche, un jeune tatoueur de 28 ans, a décidé de faire les choses dans les règles en ouvrant son propre studio, quitte à y investir plus d’un million de Fcfp.
 
« Avant, je tatouais chez moi, explique-t-il. Maintenant je tatoue dans ce studio. On a investi avec mon frère et ma belle-sœur, la famille aussi, et maintenant je vis de ça. »
 
Né d’un père Français et d’une mère Marquisienne, c’est de cette dernière culture que Kaha reste le plus proche. Un penchant que l’on retrouve également dans son art. Reconnu dans tout l’archipel, le jeune homme tatoue à la demande. Mais ce qu’il préfère, ce sont les grands motifs marquisiens de ses ancêtres.
 
« Je fais un peu de tout, ça dépend du client, mais je ne fais pas n’importe quoi, précise-t-il. S’il y en a qui veulent du Samoa, on fait du Samoa, mais ce que je préfère, c’est faire du marquisien, du lourd, du gros, ce qui reste traditionnel. Mais il n’y a pas beaucoup de gens qui veulent faire de grosses pièces, la plupart des touristes veulent des petits trucs. »
 

Situé à plus de 1 300 km de Tahiti, les Marquises restent un archipel isolé. Les touristes arrivent par saison, en voilier, grâce aux paquebots de croisière, ou encore au moment des festivals.
 
Kaha ne tatoue donc pas tous les jours, mais il sait comment arrondir ses fins de mois et nourrir ses deux enfants à charge. Le dimanche, par exemple, quand il ne pique pas, il vend du pua’a roti !
 
Aujourd’hui, les tatoueurs polynésiens, à Tahiti ou dans le monde, vivent bien, car le tatouage est à la mode. Kaha, lui, ne projette pas de quitter son île natale. Il préfère y rester pour se laisser guider par le mana du henua enana.
 
 

Rédaction web avec André Vohi et Gaby Heitaa

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