mercredi 23 juin 2021
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Une comédie musicale en reo Tahiti et reo Maori

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Publié le 04/01/2016 à 16:55 - Mise à jour le 04/01/2016 à 16:55
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Apprendre… pas seulement dans les livres… échanger… pas seulement à travers des visites… c’est ce qu’ont entrepris les étudiants des universités de la Polynésie française et de Waikato. Ensemble, ils ont écrit une comédie musicale en langues océaniennes et qui sera jouée lors d’une représentation unique au grand théâtre de la maison de la Culture vendredi 15 janvier.

E rua ia Here est l’histoire des fiançailles d’une princesse Maohi et d’un prince Maori. Ce spectacle d’1h45 a été composé par 24 étudiants artistes conduits par l’ASSET UPF.
L’idée est de ne pas circonscrire les échanges entre les étudiants du Pacifique à de simples visites, de simples balades ou insertions dans des cours, mais de manière plus ambitieuse, de favoriser l’échange, la rencontre, la réflexion sur des sujets communs et importants. Par exemple véhiculer la langue et préserver des valeurs qui nous sont propres. Un échange dont la dimension intellectuelle, artistique et culturelle serait manifeste.

Laure Philiber

 
 
 
 

Taoahere Maono, chef de projet

PRATIQUE

Vendredi 15 janvier
A la Maison de la culture – grand théâtre.
19h.
Il s’agit d’une comédie musicale en reo Tahiti et langue maori


 

L’histoire

C’est une histoire des temps oubliés, des temps  où les peuples du Ao uri er du Ao tea se rassemblaient encore sur le marae de Taputapuatea pour célébrer l’unité des peuples du grand océan Te moana nui a hiva. Les nobles et les tahu’a s’étaient réunis et toute la foule venait prendre part à la grande cérémonie avant le grand retour. Des incantations s’élevèrent au ciel, ils remerciaient les dieux pour leurs bienfaits, pour l’abondance et la fertilité des terres…
Alors que tout le monde suivait attentivement les fa’ateni (louanges) et autres pure (prières), Ruahere s’éprend de Kahurangi. Comme dans un présage divin, ils tombèrent amoureux.
Le grand retour arrive et c’est la grande déchirure. Ils se cherchent, se manquent. Ils se mettent à chanter dans le vent pensant qu’il porterait peut-être à l’être aimé les nobles symboles de l’amour. Kahurangi décide alors de rejoindre Tahiti et d’unir leurs deux peuples. Cependant, Ruahere, comme l’exige les tapu anciens, était déjà momo’a (promise) à un guerrier du nom de Hoatapu. Et tous ceux qui brisent un tabu provoquent la colère des dieux.
Mais Kahurangi est plus que jamais déterminé. Arrivera-t-il à gagner le cœur de son aimée ? À quel prix ? Qu’adviendra-t-il ?
 

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