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Un concours de Ahima’a pour le Matari’i i ni’a

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Publié le 25/11/2017 à 12:35 - Mise à jour le 25/11/2017 à 12:35
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Le  ahima’a est le repas traditionnel des polynésien, cuit dans un four à même le sol. Sa préparation est un travail communautaire et en temps normal, il faut s’y prendre une semaine à l’avance pour rassembler les produits nécessaires, creuser la terre pour le four et choisir les pierres adéquates. Cette première étape passée, la préparation des aliments peut démarrer. En général, elle commence la veille du repas et se poursuit jusqu’à l’enfournement au petit matin.

Comme dans toute cuisine, chaque ahima’a a son chef. Une responsabilité qui revient au plus ancien… La préparation d’un ahima’a est une des richesses de la culture polynésienne. C’est un moment d’échange avec les aînés qui transmettent leur connaissances et techniques. 

 

Pour ce concours, pas question de faire son ahima’a dans fûts métallique ou dans du béton. Le règlement impose un four tahitien à même la terre et les aliments doivent impérativement être enveloppés dans des feuilles et entreposés dans des récipients en matière végétale. ils sont posé sur des pierres volcaniques qui chauffent depuis déjà quelques heures. Une fois que tous les aliments ont rejoint la cavité qui sert de four, celui-ci est recouvert de feuilles et de terre. 

 

Au bout de 4 heures de cuisson, le four est ouvert. En quelques minutes seulement, les aliments sont recueillis. La cuisson est parfaite, il est temps de déguster, direction le Motu Ovini à Faaa, où chaque association a érigé un petit fare dans lequel a été exposé leur repas polynésien qui devait comprendre du cochon rôti, du pu’a choux (cochon mijoté avec du choux et des carottes), du poulet fafa (poulet mijoté avec des feuilles de taro et du lait de coco), du poisson cru au lait de coco et du fafaru (filet de poisson mariné dans une forme de saumure à base d’eau de mer et de tête de chevrettes) baigné dans du mitihue (amande de jeune noix de coco fermentée). Certaines équipes ont même prévu de la langouste… Le tout accompagné des traditionnels taro, banane, fe’i, igname, uru (fruit de l’arbre à pain)…  avec en prime tous les accompagnements qui s’imposent et différents po’e (plat à base de fruits, d’amidon et de lait de coco) en guise de dessert… un régal pour les papilles, une épreuve pour le jury.

Après le jury, toute l’assistance a pu goûter aux préparations, à titre gratuit. Certaines associations ont tout même proposées des plats à la vente pour amortir les dépenses engagées pour ce concours. Et c’est finalement l’équipe Nuurapae qui remporte le 1er prix, suivie de  celle de Rima Veavea et de celle de Saint Hilaire.

D’autres concours ont été organisés lors de cette journée « Fare Maohi »: confection de couronne, porteur de pierre, décorticage de coco ou encore porteurs de fruits.

 

Rédaction web avec Brandy Tevero

 

Steve Chailloux, membre du jury

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