Plus de 650 élèves réunis pour le premier Heiva Hīmene Tumu

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Placé sous le thème ’A fa’a’oto i tō ’oe fenua, l’événement destiné aux écoles et établissements scolaires de Tahiti a eu lieu ce jeudi à la présidence.

Publié le 16/05/2024 à 15:19 - Mise à jour le 16/05/2024 à 16:46

Placé sous le thème ’A fa’a’oto i tō ’oe fenua, l’événement destiné aux écoles et établissements scolaires de Tahiti a eu lieu ce jeudi à la présidence.

Cette première édition du Heiva Hīmene Tumu a réuni plus de 652 élèves sous le chapiteau de la Présidence.

Pour le ministre de l’Éducation, présent lors de l’événement, « l’objectif est de redonner goût aux chants traditionnels. C’est vrai qu’on met beaucoup l’accent sur le Heiva Taurea, la danse, le orero mais les chants sont souvent boudés. C’est ce qu’on voit place To’ata au moment du Heiva. Lorsque c’est le tour des groupes de chants traditionnels, les gradins se vident. Il s’agit de contribuer à changer la représentation qu’à la société des chants traditionnels et notamment les jeunes. »

Les himene tumu sont des chants autrefois interprétés par les peuples polynésiens lors de grandes manifestations.  Ils racontent des légendes et des récits polynésiens et célèbrent la nature.

L’apprentissage des chants traditionnels fait partie des programmes d’enseignement des langues et cultures polynésiennes et de l’éducation musicale.

Pour cette première édition, deux types de chants polyphoniques traditionnels ont été présentés : le hīmene rū’au et le hīmene tārava. L’événement sera rediffusé sur la page Facebook de la DGEE.  

Le hīmene rū’au se caractérise par un tempo lent, avec des voix pesantes, comparables à celles des personnes âgées. Il est chanté a capella, caractérisé par peu de tuilages et beaucoup d’homorythmie. Ce type de chant est répandu dans tous les archipels de la Polynésie française, avec un certain degré de standardisation dans certains archipels.

Quant au hīmene tārava, il s’agit d’un chant polyphonique complexe comportant six à dix voix et interprété a capella. Les voix sont tendues à l’extrême, déformées, nasillardes ou gutturales, l’intensité sonore est toujours à son maximum, les tenues semblent illimitées. Le tempo est généralement régulier, mais il peut s’accélérer et ralentir. Le tārava peut-être profane ou religieux. Le hā’ū (le bourdon)
l’élément fondamental. Notons que les tārava sont regroupés en trois aires linguistiques qui ont développé des particularités : Tahiti, Raromata’i et Tuha’a pae.

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