vendredi 24 juin 2022
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Gala du Conservatoire : sous le signe du lien

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Samedi, plus de 700 élèves, les Tamahine et Tamaroa, des classes d'art traditionnel du CAPF ont chanté et dansé sur la prestigieuse scène de To'ata. Un gala qui vient conclure le Heiva Taupiti des écoles, et annonce le Heiva des grands groupes et les fêtes de juillet. Un événement culturel devenu incontournable qui s'est déroulé à guichet fermé.

Publié le 19/06/2022 à 11:35 - Mise à jour le 19/06/2022 à 13:10
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Samedi, plus de 700 élèves, les Tamahine et Tamaroa, des classes d'art traditionnel du CAPF ont chanté et dansé sur la prestigieuse scène de To'ata. Un gala qui vient conclure le Heiva Taupiti des écoles, et annonce le Heiva des grands groupes et les fêtes de juillet. Un événement culturel devenu incontournable qui s'est déroulé à guichet fermé.

Le Conservatoire artistique de Polynésie – Te Fare Upa Rau – a organisé ce samedi son Gala annuel. Ce sont près de 700 élèves de la section des arts traditionnels de Tipaerui mais aussi des autres antennes de Moorea, Taravao, Pirae et Punaauia, incluant les élèves des classes à horaires aménagés Cham et Chad du second degré, qui ont foulé la scène de To’ata. Le “Temple de la danse” a accueilli la grande Nuit de Gala des Tamaroa et des Tamahine du Te Fare Upa Rau où après une année d’efforts en art oratoire, en danse, en percussions et Ukulele, tous ces étudiants motivés se préparent la semaine prochaine à passer leur diplôme.

Clôturant le Heiva des écoles «Ta’upiti Ana’e» et annonçant le Heiva des groupes de chants et danse, ce spectacle, réalisé d’après une création de l’auteure Goënda Reea, docteure en Reo Tahiti, a transporté le public dans un monde rythmé par les créations originales des musiciens du fameux orchestre traditionnel de l’établissement : Roger Taae, Moana Urima, Steve Angia, Nohorai Temaiana, Rémy, Ryley, Louis et Tiheni , Hiro …

L’événement a été ouvert comme le veut la tradition par les élèves de la classe de ‘orero de John Mairai, et par un discurs du directeur, Fabien Dinard Mara : “C’est aussi et c’est surtout la fête de notre culture dans une période aimée par toute la population”.

Le spectacle a livré tous ses secrets, ses chorégraphies aparima et ‘otea soigneusement dessinées par les enseignants Vanina et Erena, Moon, Toanui et Francky pour plusieurs générations de danseurs et de musiciens, faisant honneur à la tradition d’excellence du Conservatoire. “C’est le parcours d’un enfant de la naissance à l’âge adulte”, enchaîne Fabien Dinard. Cette chorégraphie tient compte d’une nouvelle façon de se réapproprier son histoire polynésienne en faisant danser sur la scène des mamans aux cotés de leurs enfants. Avec une pensée toute spéciale pour deux professeurs disparus, Hans Faatauira et David Kimitete, que tous ont porté dans leurs cœurs en foulant la scène sous le ciel étoilé.

Judith Pedron de l’école Farahei explique avant la prestation de ses jeunes élèves de son école : “Cette année nous travaillons en collaboration avec le Conservatoire afin de développer chez nos élèves la fierté de notre culture et déclencher chez eux l’envie de parler notre langue. Apres 6 mois de travail, nous pouvons dire que l’objectif est atteint. Aujourd’hui sur Toata, il y a 27 garçons et filles de l’école qui vont se produire avec les autres élèves du conservatoire. On espère que les autres enseignants prendront la relève pour poursuivre cette collaboration avec le conservatoire. Une initiative personnelle et collective pour aider nos jeunes à s’exprimer dans notre langue et faire rayonner notre pays.

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