vendredi 16 avril 2021
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Nauru, la prison australienne : un magazine made in fenua pour les Ecrans Océaniens du 17e FIFO

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« Nauru, la prison australienne » a été réalisé par Mike Leyral, en marge du Forum des Îles du Pacifique. Ce documentaire de 28 minutes dévoile la face cachée de cet Etat insulaire d’Océanie, sous l’emprise de l’Australie. Nauru est une prison à ciel ouvert pour des réfugiés voulant émigrer en Australie. Ce pays, le plus riche du Pacifique, paie Nauru pour enfermer les migrants. Un sujet tabou : l’accès à l’île est interdit, surtout pour les journalistes…. sauf le temps du Forum.

Publié le 01/02/2020 à 13:39 - Mise à jour le 01/02/2020 à 16:17
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« Nauru, la prison australienne » a été réalisé par Mike Leyral, en marge du Forum des Îles du Pacifique. Ce documentaire de 28 minutes dévoile la face cachée de cet Etat insulaire d’Océanie, sous l’emprise de l’Australie. Nauru est une prison à ciel ouvert pour des réfugiés voulant émigrer en Australie. Ce pays, le plus riche du Pacifique, paie Nauru pour enfermer les migrants. Un sujet tabou : l’accès à l’île est interdit, surtout pour les journalistes…. sauf le temps du Forum.

Le tournage a duré huit jours dans la plus grande discrétion possible. En parallèle, Mike Leyral et Brandy Tevero, journalistes de Tahiti Nui télévision, couvraient l’actualité politique du Forum, qui accueillait les 18 Chefs d’Etats du Pacifique. A Nauru, il est interdit de parler et même d’approcher les réfugiés. Dans ce minuscule Etat, les journalistes sont très surveillés.

Devenus très pauvres, les habitants de Nauru vivent aussi dans des conditions difficiles – Photo : Mike Leyral

Ce documentaire, diffusé au FIFO mardi 4 février à 18 heures, révèle l’enfer que vivent les migrants prisonniers à Nauru. On y retrouve des témoignages poignants de certains réfugiés. Ils évoquent leurs rêves d’ailleurs, mais aussi la dépression, les suicides, jusque chez les enfants. Cette exploitation du sort des réfugiés est devenue la principale source de revenus pour Nauru.

En 2018, la plupart des réfugiés végétaient à Nauru depuis cinq ans. Quelques semaines après les reportages diffusés dans le monde entier sur leurs conditions de vie, les enfants et les malades ont presque tous été évacués.

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