Musée de Tahiti et des îles : des pièces historiques d’exception exposées pour la réouverture

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Le Musée de Tahiti et des îles rénové est bientôt prêt à accueillir les visiteurs. Les derniers ajustements sont en cours avant la réouverture programmée pour le samedi 4 mars. Des pièces historiques uniques, prêtées par le British Museum ou encore le musée du Quai Branly, seront exposées pour la première fois au Fenua.

Publié le 21/02/2023 à 13:53 - Mise à jour le 22/02/2023 à 9:49

Le Musée de Tahiti et des îles rénové est bientôt prêt à accueillir les visiteurs. Les derniers ajustements sont en cours avant la réouverture programmée pour le samedi 4 mars. Des pièces historiques uniques, prêtées par le British Museum ou encore le musée du Quai Branly, seront exposées pour la première fois au Fenua.

Ce mardi, on s’affairait à donner les derniers coups de pinceau à un peu plus d’une semaine de la réouverture officielle du Te Fare Iamanaha, le Musée de Tahiti et des îles. Un nouvel écrin qui accueillera des pièces historiques uniques pour la première fois en Polynésie. Des collections prêtées par des musées de renom, comme le British Museum, à Londres, ou, encore, le Quai Branly, à Paris.

Parmi elles : le célèbre costume de deuilleur, la statue du dieu A’a de Rurutu ou encore un Maro ‘Ura, une ceinture à plumes rouges. Mais faire venir de tels trésors en Polynésie a été un travail de longue haleine pour la direction de Te Fare Iamanaha.

« C’est l’aboutissement de 4 années de discussions avec le British Museum. En termes de conservation, c’était un challenge pour les 2 équipes. Le British Museum n’avait jamais prêté le costume de deuilleur car ce sont des pièces extrêmement fragiles (…) ça a été très intense, mais l’on est très heureux que le costume soit installé », se félicite Miriama Bono, la directrice de Te Fare Iamanaha.

Strict protocole sécuritaire

Pour faire venir ces pièces, tout un protocole sécuritaire a dû être respecté au regard de leur valeur historique mais aussi pécuniaire. « Par exemple, un conservateur du musée qui les prête doit voyager avec les œuvres pour les avoir toujours en visuel. On avait également sollicité la gendarmerie pour nous suivre », indique Miriama Bono.

Des caisses spéciales ont également été utilisées par le British Museum pour les transporter, comme l’explique Julie Adams, conservatrice du musée anglais : « Ces pièces, qui contiennent des plumes et des coquillages, sont très fragiles. Dans ces nouvelles caisses, elles sont protégées des vibrations à 80% durant le transport (…) Quand on est arrivés, on était un peu anxieux de découvrir le résultat (…) Il y a juste quelques plumes qui se sont décrochées mais tout le reste est parfait ».

La statue du dieu A’a de Rurutu fait également partie des pièces prêtées par le British Museum. (Crédit British Museum).

Au sein de Te Fare Iamanaha, la sécurité est aussi de mise grâce à la vidéosurveillance et à des rondes régulières des agents. « On est à un niveau peu fréquent en Polynésie. J’espère même optimal », veut croire Miriama Bono.

Des pièces uniques qui « rentrent à la maison »

Voir ces objets « rentrer à la maison » est une source d’émotions pour Julie Adams. Celle-ci a d’ailleurs décidé de prolonger son séjour pour être présente lors de la réouverture du musée. « Je veux vraiment partager ce moment avec les gens d’ici. On a tellement travaillé depuis des années pour cela (…) Cela symbolise cette longue histoire que nous avons ensemble. C’est quelque chose d’incroyable », sourit-elle.

Le British Museum a prêté, au total, six pièces de ses collections qui resteront exposées environ 3 ans à Tahiti. Et la direction de Te Fare Iamanaha compte sur des partenariats avec d’autres musées pour que ce type d’échanges perdure.

« Notre objectif, c’est de pouvoir accueillir de nombreuses pièces en rotation sur des périodes de 2 à 3 ans pour que le public polynésien puisse découvrir un large panel de pièces emblématiques qui sont conservées hors de la Polynésie (…) On est déjà en discussion avec le Quai Branly pour accueillir des pièces de l’archipel des Gambier (…) Tout ça se négocie sur du très long terme », conclut Miriama Bono.

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