samedi 19 juin 2021
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Matari’i i raro : le public apprend la lecture des constellations

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Dans le cadre des festivités du Matari'i i raro, la commune de Arue a invité sa population à se rassembler vendredi soir pour observer les constellations et comprendre leurs significations. A cette occasion, Jacky Bryant, l'animateur de l'évènement, a souligné l'importance de cet apprentissage lors de son intervention dans notre journal télévisé, hier soir.

Publié le 22/05/2021 à 10:50 - Mise à jour le 22/05/2021 à 10:50
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Dans le cadre des festivités du Matari'i i raro, la commune de Arue a invité sa population à se rassembler vendredi soir pour observer les constellations et comprendre leurs significations. A cette occasion, Jacky Bryant, l'animateur de l'évènement, a souligné l'importance de cet apprentissage lors de son intervention dans notre journal télévisé, hier soir.

Cette soirée est une première pour la commune de Arue dans le cadre de la fête du matari’i i raro. Comment apprendre au public à lire les constellations ?

« La municipalité a un projet qui est Tau matari’i te matahi. Ce projet, ce soir, c’est une première. Nous avons une centaine de personnes sur ce site qui vont découvrir pour la première fois les constellations. […] C’est quelque chose d’important. On ne peut pas parler de « tau matari’i » si on n’invite pas nos populations à venir regarder nos étoiles et notamment celles qui ont été utilisées autrefois pour les grandes navigations, ces navigations transocéaniques. […] On va utiliser un pointeur à lazer […], c’est un outil qu’on utilise dans ce genre d’activités et surtout quand c’est en plein air. Nos yeux ne sont pas encore aviser pour identifier ces étoiles ».

Pourquoi est-ce important de mettre en place ces apprentissages ?

« Parce qu’on ne peut pas rester sur une approche intellectuelle, de revendication, sans aller directement sur le terrain. Ca va sensibiliser nos populations, ça va sensibiliser la jeunesse. Ca va sensibiliser au caractère exceptionnel des navigations transocéaniques d’autrefois. Il n’y avait pas de GPS, pas de boussole, les coques étaient en bois, les bateaux étaient cousus, les voiles étaient en peue. Ca montre la dimension tout à fait exceptionnelle de ces voyages. Et la connaissance extrême des étoiles était une formation qui durait des années avant que les jeunes deviennent des experts, ce qu’on appelle les tahua fa’atere va’a, ce sont des années de formation. Imaginez le positionnement des étoiles ce soir, demain soir : elles ne seront pas toujours au même endroit et c’est dans l’ordre naturel des choses. Et cette approche nous amène à aussi reconsidérer le monde qui nous entoure. On a besoin de se remettre en cause et de relativiser sur notre société de consommation où on veut tout consommer, parfois tout détruire. On le fera chaque année, ce type d’opération ».

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