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Le Viracocha à la conquête du Pacifique

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Une expédition pour rallier l’Amérique latine à l’Australie, c’est le défi que s’est lancé un scientifique américain, Phil Buck. Il veut démontrer que les techniques de navigations traditionnelles boliviennes permettent de parcourir un long périple.

Publié le 15/07/2019 à 16:12 - Mise à jour le 05/08/2019 à 9:21
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Une expédition pour rallier l’Amérique latine à l’Australie, c’est le défi que s’est lancé un scientifique américain, Phil Buck. Il veut démontrer que les techniques de navigations traditionnelles boliviennes permettent de parcourir un long périple.

C’est l’histoire d’un groupe d’aventuriers, scientifiques, curieux et désireux de faire une expédition : une traversée dans le Pacifique à bord d’une embarcation bolivienne traditionnelle baptisée « Viracocha ». Celle-ci a été construite exclusivement à base de Totora, une espèce de roseaux séchés.

Le Totora (Crédit photo : Tahiti Nui Télévision / Buck Expedition)

À la tête de cette aventure, on retrouve Phil Buck, un scientifique américain qui a pour projet de rallier l’Amérique latine à Rapa Nui. En 2000, il y est arrivé sans encombre. En 2003, il réitère l’aventure et veut pousser le trajet jusqu’en Australie. Sauf que, arrivé à l’Île de Pâques, l’équipage va se heurter à divers problèmes, et le voyage prendra fin.

Mais l’Américain ne veut pas finir sur cet échec, il décide de reconstruire une nouvelle embarcation, le Viracocha 3 et se fixe un nouvel itinéraire. L’embarcation a quitté le Chili le 13 mars dernier et est arrivée le 10 juin à Hao, mais rien ne s’est passé comme prévu… « Nous avions besoin de nous réapprovisionner et Hao était à proximité. Hélas, pour entrer à l’intérieur de la passe, il nous fallait un bateau à moteur. Trois membres d’équipage devaient impérativement débarquer. Donc l’idée était de jeter notre ancre à l’intérieur du lagon ou à l’extérieur, mais impossible de le faire. Pendant que nous attendions l’aide d’un bateau, la houle était trop forte et elle a commencé à endommager la coque de notre embarcation. Nous avons décidé de continuer pour atteindre Tahiti. La forte houle a eu raison de nous, ce fut la fin de l’expédition » explique Phil Buck.

L’équipage a pu regagner Hao sain et sauf avant d’embarquer sur le Marama Nui pour rejoindre Tahiti. L’embarcation utilisée durant ce périple mesure approximativement 19 mètres de long et pèse 20 tonnes. Si le but principal du projet consistait à démontrer que le voyage depuis l’Amérique latine jusqu’en Australie était possible, il avait aussi pour objectif de sensibiliser les populations à l’importance de la préservation des écosystèmes.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision / Buck Expedition)

Aujourd’hui, Phil Buck travaille sur un nouveau projet : « Je reste persuadé que l’on peut relier l’Amérique latine à l’Australie. Il y a des choses à revoir et à améliorer. Nous explorons l’hypothèse de reconstruire une nouvelle embarcation, mais en utilisant les méthodes de construction polynésiennes afin de repartir direction l’Australie. Nous devons pour cela nous connecter aux personnes d’ici afin de nous aider. Ils peuvent aussi nous contacter » poursuit Phil Buck.

Huit personnes ont fait partie de cette expédition, toutes venues de divers pays. Elles ont mis 110 jours pour relier Hao depuis le Chili.

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Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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